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Présentation du numéro 6/7

jeudi 25 décembre 2003

Tout d’abord toutes nos excuses à nos abonnés et lecteurs fidèles. Ce numéro double paraît en retard par rapport aux échéances que nous nous étions fixées (un numéro tous les trois mois).

Pour éviter que cette revue devienne un pavé encore plus volumineux, nous avons édité à part une brochure de 70 pages de textes traduits du néerlandais, à l’occasion du Forum social européen et du Forum social libertaire de novembre 2003. Elle rassemble des contributions inédites en français du groupe libertaire néerlandais De Fabel van de illegaal et aborde les questions du nationalisme et de l’antisémitisme dans le mouvement dit « altermondialiste » et dans les milieux d’extrême gauche ou libertaires. Couvrant les cinq dernières années, ces articles expliquent en termes clairs et compréhensibles pourquoi le mouvement anti-mondialisation se complaît dans l’ambiguïté sur des questions fondamentales pour les révolutionnaires. Cette brochure sera envoyée gratuitement à tous les abonnés et à tout acheteur de ce numéro qui en fera la demande.

Ce numéro 6-7 de Ni patrie ni frontières est principalement centré sur le rôle des syndicats en France, qu’il s’agisse des dernières grèves du printemps 2003 (textes de la CNT-AIT, du collectif La Sociale de la Fédération anarchiste ou de Mouvement communiste), des luttes moins « classiques » comme celles d’Arcade, McDo, Virgin, FNAC et d’Eurodisney, ou du témoignage d’un camarade d’Air France qui fait le bilan de son action et des principales grèves intervenues au service Réservation de 1973 à 1996.

Ces témoignages expriment des points de vue contradictoires de camarades qui agissent dans un syndicat « officiel » et reconnu (la CGT) en rêvant de le transformer en un syndicat anarchosyndicaliste ; de militants qui construisent la CNT-AIT ; et aussi de personnes qui interviennent dehors de tout syndicat, au sein d’entreprises ou à l’extérieur, dans le cadre d’une activité continue de soutien à des luttes délaissées par les bureaucraties syndicales.

Nous espérons que cette diversité d’expériences permettra de faire avancer la réflexion sur les difficultés des révolutionnaires dans la période actuelle, et les façons de résister plus efficacement à l’offensive patronale et gouvernementale. Pour approfondir la discussion et ne pas en rester à la simple nostalgie de la prétendue Belle Époque du syndicalisme d’avant 1914 (qui, rappelons-le, a abandonné du jour au lendemain tous ses idéaux pour soutenir la Première Guerre mondiale et la collaboration de classes), il nous a semblé utile de republier deux textes de la CNT-AIT (sur les délégués du personnel et sur les prud’hommes) et un de Mouvement communiste (Syndicats et politique) qui permettent de placer le débat sur le militantisme au sein des entreprises, et sur les luttes sociales, dans un cadre théorique plus général tout en abordant bien des questions concrètes qui se posent à tous les ouvriers et employés.. Dans une seconde partie, Ni patrie ni frontières aborde également plusieurs questions d’actualité (foulard islamique, athéisme, actions anti-PS, soutien critique au colonel Chavez, situation en Irak) en laissant une large place au débat et à l’expression de points de vue contradictoires sur certaines de ces questions.

Bonne lecture !

25/12/2003

P.S. : Le prochain numéro (double) de Ni patrie ni frontières portera sur le thème Anarchistes et marxistes face à la "question juive", au sionisme et à Israël/Palestine et paraîtra, sauf contretemps, fin janvier 2004.

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