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Réflexions sur la crise finale

vendredi 23 avril 2004

Contrairement à ce qu’on affirme souvent, il n’y a pas de baisse absolue du nombre de travailleurs producteurs de plus-value. Texte paru dans Echanges n° 93 (printemps 2000).

" En s’appuyant sur ses hypothèses, le modèle de Marx de la production capitaliste débouchait sur l’écroulement du système. Toutefois, cet écroulement n’y est pas conçu comme résultat automatique du processus économique, mais comme celui de la lutte de classe prolétarienne. " (Paul Mattick : Marxism : The Last Refuge of the Bourgeoisie)

Deux brochures de parution relativement récentes méritent quelques réflexions ; ces brochures (1) ont l’avantage d’élever le niveau de réflexion sur la crise du mode de production capitaliste (MPC) et de la replacer dans son champ historique.

Il me paraît intéressant d’intervenir dans le débat.

Sur la caractérisation de la crise actuelle Claude Bitot indique que le capitalisme est " en fin de cycle " et il précise ce qu’il entend par ce terme :

" Un tel terme signifie que désormais le capitalisme est entré dans une zone limite, qui peut durer un certain temps, mais qui aura pour effet de rendre l’accumulation du capital qui le caractérise en propre, de plus en plus difficile, et à la fin impossible, ce qui provoquera sa chute finale " (page 5).

Pour Hic salta, " les caractéristiques de l’accumulation du capital dans la période actuelle (depuis 1970) montrent une dégradation de la rentabilité sous l’effet de l’essoufflement des contre-tendances à la baisse du taux de profit " (page 6).

Tous deux pensent que l’accumulation du capital devient plus difficile, du fait de l’épuisement des contre-tendances utilisées par le capitalisme pour contrecarrer la baisse tendancielle du taux de profit. Pour Claude Bitot, la baisse du taux de profit n’est même plus tendancielle (ce qui suppose des contre-tendances), elle est absolue, ce qui suppose que les contre-tendances deviennent inopérantes et que le capitalisme va droit dans le mur. Je pense que la trajectoire est un peu rapide, et que justement il nous appartient de voir comment le capitalisme procède pour " vivre et survivre " dans la période actuelle. A des affirmations trop rapides je préfère la prudence de Paul Mattick, qui écrivait :

" Marx croyait à l’évidence que les manifestations concrètes de la loi générale de l’accumulation apparaîtraient plus tôt et de manière plus convaincante. Pour autant, la loi qu’il a établie ne se trouve pas réfutée sous prétexte que son impact n’est pas encore total. Mais, bien entendu, et pour la même raison, on ne peut pas la démontrer, car le capitalisme pourrait se modifier d’une manière inconnue jusqu’ici et la rendre caduque. Tout ce qu’on peut demander aujourd’hui, c’est de déterminer si la loi est à l’œuvre ou non dans les tendances discernables de la production capitaliste. " (Théorie et Réalité, p. 104.)

Faisons le point sur les tendances actuelles.

La dépréciation périodique du capital existant

Les dévalorisations financières successives prouvent effectivement l’ampleur des difficultés que le capitalisme rencontre actuellement (baisse du taux de profit), mais elles sont en même temps le moyen d’arrêter cette baisse et d’accélérer l’accumulation de valeur-capital.

" La dépréciation périodique du capital existant, qui est un moyen immanent au MPC, d’arrêter la baisse du taux de profit et d’accélérer l’accumulation de valeur-capital par la formation de capital neuf, perturbe les conditions données, dans lesquelles s’accomplissent les procès de circulation et de reproduction du capital, et, par suite, s’accompagne de brusques interruptions et de crises du procès de production. " (Le Capital, livre III, p. 265.)

Il n’y a donc pas, contrairement à ce qu’indique Claude Bitot, de baisse absolue du taux de profit. Ce sont les mesures mises en place, justement pour contrecarrer cette baisse, qui engendrent " de brusques interruptions et des crises du procès de production ". Ces crises, par les dégâts qu’elles provoquent (misère, chômage...), rendent les conditions de vie de plus en plus insupportables pour ceux qui n’ont que leur force de travail à vendre et posent objectivement les conditions d’un renversement du capitalisme. Le capitalisme se décharge de sa crise sur les autres classes et provoque ainsi une crise sociale gigantesque, porteuse d’espoir révolutionnaire. Les dévalorisations financières sont une contre-tendance à la chute du taux de profit des capitaux les plus puissants que le capitalisme absorbe très bien pour le moment.

La baisse relative du capital variable par rapport au capital constant

Cette baisse, selon Marx (ibid.) a pour effet de stimuler l’accroissement de la population ouvrière, tout en créant constamment une surpopulation artificielle. L’accumulation du capital (du fait de la baisse du taux de profit engendrée par la baisse relative du nombre de créateurs de plus-value) est ralentie, le profit baisse et les barrières que le capital pensait avoir franchies s’élèvent de nouveau devant lui.

" La véritable barrière de la production capitaliste, c’est le capital lui-même " (Le Capital, t. III, p. 266.)

Cette augmentation de la composition organique du capital, cette suprématie du capital fixe sur le travail vivant, est en même temps la solution capitaliste à la baisse du taux de profit et le moyen d’éliminer ses adversaires capitalistes du marché : par les deux bouts le capital met hors circuit des travailleurs. Ce phénomène est si puissant et si permanent aujourd’hui dans le monde, qu’il engendre des idéologies sur " la fin du travail "... Même Claude Bitot tombe dans ce travers, chiffres à l’appui : l’hyperindustrialisation conduirait directement à une diminution absolue de la classe ouvrière dans les pays occidentaux et, par voie de conséquence, à une baisse absolue du taux de profit. Nous contesterons plus loin cette vision.

Excédent de capital accompagné d’une population excédentaire

La baisse du taux de profit conduit nécessairement au regroupement, concentration, fusion-acquisition... " La mondialisation " a en quelque sorte ouvert une course effrénée à la taille critique que les entreprises doivent avoir pour tenir le coup et ne pas être mise hors circuit du marché mondial. En quelques années seulement le développement même du capital a fait prendre conscience à des millions de travailleurs (plus que des millions de tracts internationalistes) que leur sort était maintenant lié à ce qui se passe chez les autres. L’esprit d’entreprise, l’idéologie du service public de l’entreprise d’Etat, et même le nationaliste " fabriquons français ", tout cela a été broyé ou est en voie de l’être par le capital lui-même, qui étend maintenant son champ d’action à la planète entière et, du fait du développement en spirale de ses contradictions, pose pour la première fois dans l’histoire la possibilité de son renversement au niveau planétaire.

Toutes les réactions nationalistes petites ou grandes, progressistes, populaires ou autres sont plus que réactionnaires aujourd’hui ; leurs derniers combats ressemblent plus au mourant qui se lève brusquement dans son lit comme pour se régénérer : on croit qu’il va revivre, mais il s’effondre brutalement. Revenons à notre " taille critique " : en langage marxiste, cela veut dire qu’un gros capital à faible taux de profit accumule plus vite qu’un petit capital à taux élevé. Cependant cette concentration titanesque ne saurait échapper à une nouvelle baisse du taux de profit. Ceux qui n’ont pas la taille critique (il s’agit aujourd’hui d’entreprises nationales) soit se regroupent, soit sont contraintes de s’engager dans l’aventure : spéculation, gonflement abusif du crédit, bluff sur les actions... en bref " la crise asiatique " et sa pléthore de capital. Marx indique que la pléthore de capital concerne toujours essentiellement du capital pour lequel la chute du taux de profit n’est pas compensée par sa masse.

La loi de Varga. A propos de la prétendue baisse absolue du nombre d’ouvriers d’industrie

Dès les années 1920, Eugène Varga (2) va souligner que l’augmentation du capital constant aux dépens du capital variable (du travail vivant) n’est plus une tendance relative du capitalisme, mais permanente. Varga ne considère plus l’élimination du travail vivant comme un phénomène relatif, il va en souligner le caractère absolu : ainsi diminue la main-d’œuvre active dans l’industrie, alors même que l’augmentation de la production continue.

Dès 1926, Varga signalait l’existence de ce nouveau phénomène, mais c’est au printemps 1929 qu’il le développe, devant le Xe Plenum de l’Internationale communiste, et affirme que l’on n’a pas accordé une importance suffisante à la constitution d’un chômage organique. Il va en souligner les aspects nouveaux :

" Le chômage marche parallèlement avec une augmentation formidable du volume de la production en Amérique, en Allemagne, en Grande-Bretagne " ; il " atteint son maximum dans les pays où la rationalisation est le plus accentuée " ; " il existe, dans les pays à capitalisme hautement développé, une tendance à rejeter les forces de travail de la sphère de la production dans celles de la répartition et de la consommation ". (L’Internationale communiste, 1er juin 1929 : extraits du rapport et des conclusions de Varga à la commission préparatoire du plénum du comité exécutif de l’IC.) La polémique au sein de l’IC fut très vive, et Varga dut essuyer les foudres de son principal opposant, Otto Kuusinen, qui va répliquer : " C’est une chose de constater une diminution du nombre des ouvriers dans certaines branches de la production, voire même dans un pays entier, mais c’en est une autre, tout à fait différente, de parler d’une tendance générale à réduire le nombre des ouvriers. "

Les adversaires de Varga baptisèrent ce phénomène " baisse absolue de la classe ouvrière de loi Varga ".

Cette polémique est toujours d’actualité, et les revues qui pronostiquent la fin du travail et qui font leurs adieux aux prolétariat ne manquent pas.

Claude Bitot, dans son livre Le communisme n’a pas encore commencé, écrit ceci : " Comme l’écrivait Marx, "accumulation du capital est donc en même temps accroissement du prolétariat". Même si, au fur et à mesure de l’accumulation du capital, la composition organique de celui-ci a pour effet d’entraîner une augmentation plus grande du capital constant que du capital variable, ce dernier, bien que diminuant relativement, n’en continue pas moins d’augmenter dans l’absolu. Désormais, cela n’est plus vrai, la croissance ne crée plus d’emplois, elle en détruit plus qu’elle n’en fait surgir de nouveaux. " (Le communisme n’a pas encore commencé, éd. Spartacus, p. 181.)

A l’appui de ses remarques, il nous donne quelques exemples, tout à fait indiscutables. Il est d’ailleurs un fait connu de tous que l’industrie automobile mondiale a, du fait de son hyperindustrialisation, supprimé en moyenne plus de 50 % de ses effectifs (introduction de la robotique...).

A l’époque de Marx, c’est dans l’industrie textile que l’introduction des métiers à tisser mécaniques avait fait les mêmes dégâts vis-à-vis des tisserands à mains.

Les théoriciens du mouvement ouvrier se sont toujours posé la question de savoir quand le capital ne parviendra plus à surmonter ses contradictions, et notamment celle entre le capital constant et le capital variable, autrement dit celle entre le travail mort (les instruments de travail) et le capital variable (principalement le salaire des prolétaires).

Marx lui-même avait envisagé le dénouement total de cette contradiction comme facteur de la révolution : " Un développement des forces productives qui réduirait le nombre absolu des ouvriers, c’est-à-dire permettrait en fait à la nation toute entière de mener à bien en un laps de temps moindre sa production totale, amènerait une révolution, parce qu’il mettrait la majorité de la population hors circuit " (Le Capital, t.3, p. 279).

La loi de Varga, de même que les affirmations de Claude Bitot, prises dans le sens de la citation de Marx ci-dessus, n’étaient et ne sont pas fausses en soi. La question est de savoir si nous avons atteint cette situation ou pas (baisse absolue du taux de profit et du nombre de prolétaires créateurs de plus-value).

Prenons l’exemple de la Chine, qui représentait en 1996 un cinquième de la population mondiale, c’est-à-dire 1 milliard 232 millions de personnes ; sa population active (1996) était de 716,8 millions de salariés. Il est intéressant de noter qu’entre 1975 et 1995 la progression du nombre de salariés de l’industrie est multiplié par plus de trois, soit une progression de plus de 100 millions de travailleurs industriels.

1975

Population active chinoise : 484,7 millions

Salariés de l’industrie : 58,649 millions

(12,1% de la population active)

1995

Population active : 716,8 millions

Salariés de l’industrie : 160,561 millions

(22,4 % de la population active)

Dans la plupart des pays à grande densité de population, le taux et le nombre de salariés de l’industrie est en augmentation (voir tableau page suivante). Par conséquent nous pouvons déjà dire qu’au niveau international, la baisse absolue du nombre de travailleurs producteurs de plus-value est une hérésie.

A la page 23 de son Enquête sur le capitalisme dit triomphant, Claude Bitot donne un tableau qui montre une décroissance du taux de salariés de l’industrie en France, en Italie, en Grande-Bretagne, enAllemagne, aux Etats-Unis et au Japon.

Mais une décroissance du taux ne veut pas dire une décroissance du nombre de salariés de l’industrie, il faut toujours ramener ce taux à l’évolution de la population active.

Ainsi, aux Etats-Unis, dont la population active était de 95,5 millions depersonnes en 1975, et de 135,2 millions en 1996, le nombre de salariés de l’industrie était de 29,24 millions en 1975 et de 32,32 millions en 1996, soit une proportion de 30,6 % en 1975 et de 23,9 % en 1996.Nous voyons ici clairement que malgré une chute du taux, le nombre de travailleurs producteurs de plus-value progresse encore aux Etats-Unis. Le même phénomène se retrouve au Canada et au Japon.

Par conséquent, l’idée d’une baisse absolue du nombre de salariés de l’industrie, n’est même pas opérante pour les six grands pays de l’OCDE (3). La France, la Grande-Bretagne, la Belgique, l’Italie subissent effectivement une baisse absolue du nombre de salariés de l’industrie qu’il faudrait affiner (4), l’Allemagne aussi, bien que le fait de la réunification puisse jouer temporairement sur l’emploi industriel.

Nous voyons donc que si nous avons bien une baisse relative du nombre d’ouvriers dans le monde, nous sommes encore bien loin d’une baisse absolue de ce nombre. La population active de la France, Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne, Italie et Belgique représente 136,65 millions de travailleurs. Cette population pourrait disparaître, qu’elle serait déjà aujourd’hui compensée à l’échelle mondiale en grande partie par les 100 millions d’emploi industriel de la seule Chine.

Si à cela on ajoute la progression du nombre d’ouvriers dans les pays les plus peuplés (Inde, Indonésie, Egypte, Pakistan, Congo - voir tableau ci-dessus), nous sommes bien loin d’une diminution absolue de la classe ouvrière dans le monde, et peut-être même d’une baisse relative par rapport à la population totale.

En ce qui nous concerne, nous pensons toujours que le nombre de prolétaires employés est croissant dans le monde, que la chute du nombre de prolétaires dans les pays d’Europe et l’amorce d’une décroissance des taux d’emploi dans l’industrie en Amérique du Nord et au Japon sont amplement compensées par le développement de l’emploi industriel des pays " du Sud ".

Ici on ne peut s’empêcher de reproduire Lénine : " Si le "mérite" de l’impérialisme est d’"habituer le Noir au travail" (on ne saurait se passer de la contrainte...), le "danger" de l’impérialisme consiste en ceci que l’Europe se déchargera du travail manuel
- d’abord du travail de la terre et des mines, et puis du travail industriel le plus grossier - sur les hommes de couleur, et s’en tiendra, en ce qui la concerne, au rôle de rentier, préparant peut-être ainsi l’émancipation économique, puis politique, des races de couleur. " (5)

- La société capitaliste ne peut donc poursuivre son accumulation qu’en utilisant des contre-tendances, et elle en trouve - la question est de savoir combien de temps elles feront effet. Par conséquent, il ne faut pas sous estimer ces contre-tendances. Si le capitalisme est débordé par la misère, il utilisera nombre de procédés pour l’éliminer ; ainsi, les campagnes humanitaires ne font que masquer le caractère fondamentalement exterminateur et criminel du capitalisme.

L’arme alimentaire, les famines, les épidémies, la diffusion de la drogue comme moyen d’accumulation rapide de capital, les maladies de la misère ; le Sida, les pollutions, l’alcoolisme, les catastrophes dites naturelles, l’épuisement au travail et les multiples guerres, sont devenues un mode de vie normal du capital, une société à haut risque.

Par exemple, rien que le tabac, selon une enquête publiée par le quotidien La Tribune, a tué en 1998 un nombre record de 800 000 personnes en Chine, un pays qui compte 320 millions de fumeurs. Selon cette enquête, c’est plus de 100 millions de Chinois qui devraient mourir des effets du tabac d’ici 2005. Le capitalisme extermine la population excédentaire et s’enrichit sur la mort. Selon La Tribune, la consommation annuelle de cigarettes en Chine est passée de 100 milliards au début des années 50 à 500 milliards actuellement. C’est l’Etat qui ramasse le pactole : 12 milliards de dollars en 1998 contre 10 milliards en 1996.

G. Bad


Contrairement à ce qu’on affirme souvent, il n’y a pas de baisse absolue du nombre de travailleurs producteurs de plus-value


Pays dont le nombre de salariés de l’industrie a augmenté entre 1975 et 1995 (en millions)

Chine 101,89

Afrique du Sud 0,70

Egypte 5,77

Pakistan 13,61

Corée du Sud 4,28

Indonésie 10,88

Inde 35,85

Etats-Unis 3,08

Japon 2,35

Canada 0,51

Total 179,32

Pays dont le nombre de salariés de l’industrie a diminué entre 1975 et 1995 (en millions)

Royaume-uni 2,57

France 2,02

Allemagne 1,75

Italie 0,56

Belgique 0,71

Espagne 0,37

Total 7,98


(1) Enquête sur le capitalisme dit triomphant, de Claude Bitot éd. Echanges et Mouvement ; Hic salta éd. ADES, BP 2318 Marseille Cedex 02.

(2) Eugène Varga : membre du comité exécutif de l’Internationale communiste (de 1920 à 1921, puis de 1928 à 1943), Varga a passé en Allemagne cinq années, de 1921 à 1926,. Il deviendra plus un théoricien de l’économie capitaliste que socialiste. Pour certains, il aurait été lié à Trosky, ce qui expliquerait son relatif effacement en 1929. D’autres, au contraire, ont fait de Varga le conseiller personnel de Staline.

(3) Pour les pays de l’OCDE, la progression de la population active occupée dans l’industrie est la suivante en milliers :

1993 1994 1995 1996 1997 122 829 128 580 128 545 129 475 131 047

(4) En effet, il faudrait pouvoir prendre en compte les effets des externalisations de personnel considérés comme ouvrier et qui maintenant sont répertoriés dans les services. Par exemple les services intérimaires.

(5) Nous voyons qu’effectivement l’Europe s’est déchargée et se décharge encore du travail industriel, sur les pays du tiers-monde ; quant à l’émancipation économique et politique il faut noter que Lénine ne l’envisage pas du point de vue du prolétariat, mais des " races de couleurs " c’est-à-dire du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.


Les crises financières dans « Echanges »

- « Les crises monétaires, reflets de la crise mondiale du capital » : nos 78 (juillet 1994), 79 (janvier 1995) et 81 (janvier 1996) ;
- «  L’emprunt international et la dette du tiers monde » : supplément au n° 84 (avril 1997) ;
- « La dévalorisation financière internationale » : n° 86 (janvier 1998) ;
- « La crise financière internationale, crise du mode de production capitaliste : La crise asiatique acte II » : n° 88 (automne 1998)
- « Réflexions sur la crise finale » et « A propos de La Loi de l’accumulation et de l’effondrement du système capitaliste d’Henryk Grossmann » : n° 93 (printemps 2000) ;
- « La croissance mondiale en berne : l’exemple américain » : n° 115 (hiver 2005-2006).
- « La crise financière vue d’en bas » : n° 122 (automne 2007).

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