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La grève de Lindsey dans quelques publications

vendredi 18 septembre 2009

Ce texte est paru dans Echanges n° 128 (printemps 2009), avec l’article La lutte de classe telle qu’elle est : racisme et antiracisme. Nous avons publié aussi (Echanges n° 129) Les travailleurs de Total à Lindsey restent combatifs.

  • Voici, traduit de l’allemand, le post-scriptum à l’article « Angleterre : Solidarité anti-sociale » paru dans le n° 83 (printemps 2009) de la revue allemande Wildcat : « Fin janvier, la colère collective et ses contradictions se sont exprimées dans des grèves sauvages qui ont touché toute l’industrie énergétique. Dans la raffinerie Total de Lindsey, les ouvriers se sont mis en grève contre la décision, fondée en droit sur une directive européenne, du sous-sous-traitant sicilien IREM de faire venir ses “propres” ouvriers italiens et portugais pour des travaux de construction sans consultation des travailleurs locaux. Rien que cette seule manifestation de solidarité avec les chômeurs eût suffi à en faire une grève “politique”, donc “illégale” ; en se joignant au mouvement, des ouvriers de onze autres sites se sont à leur tour mis en grèves de solidarité doublement “illégales”. Ces grèves reprenaient le slogan de Gordon Brown “des emplois britanniques pour des travailleurs britanniques”, de telle sorte que les journaux ennemis des travailleurs leur apportèrent leur “soutien” et réussirent à en faire une question de “nationalité”. Les grévistes s’opposèrent fermement à cette interprétation, mais on ne sait dans quelle mesure leur voix fut entendue, le conflit s’étant achevé sur une promesse d’embauche de cent “Britanniques”. C’est pourquoi nous le répétons ici : ce qu’ils ont dit est exact. Si déplorable qu’ait pu être le mot d’ordre, il s’agissait en fait d’un conflit concernant une attaque contre les salaires dans le contexte d’une crise des revenus. Les conventions salariales ne sont pas légalement garanties en Grande-Bretagne, si bien que les travailleurs européens “détachés” conformément aux directives européennes ne sont pas obligatoirement rémunérés selon les salaires usuels de branche. Les grévistes de Lindsey ne demandaient pas l’expulsion des étrangers, mais la même protection pour les travailleurs locaux et étrangers et une solidarité internationale (syndicale). Une centaine d’ouvriers polonais se sont ainsi mis en grève par solidarité dans la centrale nucléaire de Sellafield.

De leur côté, les employeurs disent qu’ils sont contraints de recruter des travailleurs étrangers à cause des nombreux arrêts de travail “dans le style des années 1970”. »

  • « Grande-Bretagne : Racistes, les grèves sauvages ? », dans Alternative libertaire n° 182 (mars 2009) : « La majeure partie de la presse bourgeoise a résumé ces grèves à du racisme pour les discréditer (..) [leur] réalité première est pourtant l’opposition à une attaque contre la main-d’œuvre syndiquée c’est-à-dire, dans le système anglo-saxon, disposant de certaines garanties sociales. Ces grèves, qui font partie des plus radicales de la décennie, ont reçu un niveau de solidarité important. »
  • Voir aussi, sur le site www.marxist.com/britain-lindsey-oil... (en anglais), des entretiens réalisés par Socialist Appeal avec des travailleurs de Lindsey, expliquant que la grève n’était pas dirigée contre les ouvriers étrangers,mais contre les mauvaises conditions de leurs contrats.
  • Et encore :

http://thecommune.wordpress.com/200...

« For international solidarity between workers’... »,

http://links.org.au/node/887/11332

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