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Retour vers le passé : La LCR et les élections... de 1976 et 1978

mardi 27 mars 2007, par Yves

Les trois articles suivants ont été publiés dans le journal "Combat communiste" en 1976, 1977 et 1978. Récemment Olivier Besancenot affirmait que les militants de la LCR n’étaient pas les "porteurs d’eau" du PS. Le lecteur de ces trois textes jugera si la politique de la LCR a vraiment évolué depuis 30 ans et dans quel sens !

Quand la LCR succombe
aux sirènes de l’Union de la gauche

Combat communiste n° 19, paru le 15 octobre 1976)

Deux articles de fond écrits par Roland Yvetot dans le quotidien Rouge présentent de façon assez claire la position de la LCR face à l’Union de la gauche. Le premier publié le 6 août 1976 s’intitule De l’Unité populaire à l’Union populaire, le PSU est en marche. Le second, du 6 septembre : A propos d’un article paru dans LO : Comment combattre les illusions ?

Dans ces deux articles, Roland Yvetot expose la tactique de son organisation vis-à-vis des travailleurs influencés par le PC et le PS qui « savent à la fois que les luttes isolées ne suffisent pas et que les luttes d’ensemble supposent un affrontement gouvernemental ». Pour répondre à l’attente de ces travailleurs et leur offrir un « débouché politique », la LCR énumère la liste des conditions qu’elle met pour accorder son soutien à un gouvernement PC-PS (sans les Radicaux de gauche), conditions qui, remplies, permettraient à un tel gouvernement _- toujours selon Roland Yvetot d’ « ouvrir la voie au pouvoir des travailleurs » (sic).

Le camarade Yvetot semble ainsi penser que la venue d’un gouvernement de gauche mène plus ou moins nécessairement à une situation révolutionnaire. Il fait ainsi bon marché d’un demi-siècle d’expériences de « fronts populaires » qui n’ont abouti qu’à des défaites, parfois sanglantes, et à la démoralisation des travailleurs.

La présence des Radicaux de gauche ne change pas la nature de l’Union de la gauche

La première erreur que commettent les camarades de la LCR c’est de considérer qu’il existe un antagonisme irréductible entre la bourgeoisie et les partis « socialiste » et « communiste ». Qu’il existe incontestablement un tel antagonisme entre certaines fractions de la bourgeoisie - les plus liées à la propriété individuelle du capital et à l’impérialisme américain - et le PCF (certainement pas avec le PS !) ne signifie pas que d’autres fractions de la bourgeoisie ne soient pas prêtes à s’accommoder, non seulement du Programme Commun mais de mesures d’étatisation beaucoup plus poussées si la survie du système l’exige.

Mais admettons un instant que, sous la pression des masses, le PCF et le PS rompent avec les radicaux de gauche et gouvernent sans eux. En quoi un tel gouvernement serait-il davantage « ouvrier » qu’un gouvernement PCF-PS-RDG ? Ce ne sont pas les illusions des travailleurs ni des trotskistes qui déterminent la nature de classe d’un gouvernement mais son programme, sa politique. De toute évidence, un gouvernement PC-PS n’ambitionnerait que de gérer le système. Il ne s’appuierait pas sur une mobilisation des travailleurs pour détruire l’État bourgeois. Son rôle serait au contraire de tenter de concilier les intérêts de la bourgeoisie et ceux de la classe ouvrière au détriment de cette dernière. Quelle que puisse être son audience dans la classe ouvrière, ce serait un gouvernement bourgeois.

En réalité, la position de la LCR est maintenant rigoureusement la même que celle de l’OCI - qui le lui fait très judicieusement remarquer dans Informations ouvrières N° 766 - pour qui un « Front populaire » se transforme en « Front unique ouvrier » par la seule élimination des Radicaux de gauche, car ce serait à travers ce parti que s’exercerait l’influence de la bourgeoisie. Cependant, l’influence de la bourgeoisie passe aussi bien au travers du PS et même du PCF qui est un parti « ouvrier bourgeois », dans la mesure où il défend la politique de la bourgeoisie au sein de la classe ouvrière. Et Mitterrand ou Marchais seraient des ministres tout aussi bourgeois de l’Union de la gauche qu’Edgar Faure !

Mais contrairement à l’OCI, la LCR ne limite pas ses exigences au départ des Radicaux de gauche. Elle demande notamment « l’abolition de la Constitution de 1958 » et la « sortie de la France de l’OTAN ». Il s’agit visiblement d’une manœuvre tactique qui se veut habile pour « coincer » les militants du PCF.Cette Constitution fut en effet caractérisée comme « bonapartiste » et même comme fasciste par le PCF lors de sa présentation par De Gaule. Mais qui s’en souvient encore parmi les travailleurs du PCF ? La LCR espère-t-elle véritablement mobiliser qui que ce soit sur un tel mot d’ordre ? Quant à la sortie de l’OTAN, elle ne constitue en aucune façon une rupture avec la bourgeoisie.

Un gouvernement de gaullistes nationalistes pourraient aussi bien prendre une telle mesure. Il ne s’agit donc que d’une surenchère de la LCR, selon une habitude qui a la faveur de cette organisation.
Suit la revendication du « droit à l’autodétermination des DOM-TOM ». La LCR ne précise même pas le DROIT A L’INDEPENDANCE.Il ne s’agit pas d’une nuance secondaire : De Gaule a poursuivi par exemple, pendant un certain temps, la guerre coloniale d’Algérie tout en parlant de « droit à l’autodétermination ».

L’étatisation du Capital ne change pas la nature de l’État
Viennent enfin les plats de résistance : les nationalisations et le « contrôle ouvrier ». La LCR demande au PCF et au PS de « rompre avec la bourgeoisie » en expropriant et en plaçant sous contrôle ouvrier les entreprises qui ferment (...) ainsi que celles dont la nationalisation est demandée par les travailleurs ». Car, pour la LCR, le « maintien de l’économie de marché » est l’un des trois axes qui scellent la politique de collaboration de classe du PC et du PS. La LCR est ainsi cohérente avec elle-même puisqu’elle caractérise comme « ouvriers » (déformés) tous les États qui ont nationalisé l’essentiel de leur industrie, de la Pologne au Cambodge, en passant par Cuba et la Tchécoslovaquie.

Des mesures d’étatisation poussées ne sont pourtant nullement hors de portée d’un État bourgeois. La LCR a la mémoire courte. Il n’y a pas si longtemps, au lendemain du coup d’État militaire du 25 avril 1974 au Portugal, le principal grief qu’elle faisait au Mouvement des Forces Armées (l’organisateur de la « révolution des œillets », NDLR) était de « respecter l’économie de marché ») (brochure « Coup pour coup » n° 1). Ironie du sort : 60 % de l’économie portugaise est maintenant nationalisée.

Quant au « contrôle ouvrier » (en vigueur officiellement au Portugal), on conviendra qu’il est possible de mettre derrière ce mot d’ordre beaucoup de choses différentes, surtout si Marchais et Mitterrand se chargeaient de l’instaurer avec le concours des « organisations ouvrières actuelles », c’est-à-dire des syndicats CGT et CFDT.

L’étatisation du Capital ne sort pas davantage du capitalisme et de l’ « économie de marché ». C’est à l’échelle mondiale que fonctionne le marché capitaliste. Et si Mitterrand et Marchais envisagent la nationalisation des secteurs clés, une limitation des lois du marché capitaliste à l’intérieur des frontières nationales, c’est dans le seul but de renforcer les positions du capital français sur le marché mondial.

L’ETAT BOURGEOIS NE DOIT PAS ETRE CONTROLE MAIS DETRUIT

Restent enfin les « libertés syndicales dans l’armée et le contrôle des travailleurs et des organisations ouvrières sur l’armée. ». S’il est tout à fait juste de mettre en avant la liberté d’organisation pour les soldats, ce n’est pas pour autant que doit être abandonné le programme communiste révolutionnaire de destruction de l’armée bourgeoise comme le fait la LCR. « Contrôler l’armée », c’est justement ce que toutes les variétés de réformistes (du CERES (1) au PSU et au PCF en passant par la gauche de la CFDT) laissent entendre qu’il est possible de faire. Bien sûr, à usage interne, la LCR conserve sans doute à son programme la destruction de l’armée bourgeoise, mais elle glisse discrètement ce programme dans sa poche pour qu’il ne vienne pas assombrir ses rapports avec les staliniens et les réformistes.

On se demande d’ailleurs quelles sont ces fameuses « organisations ouvrières » chargées de contrôler l’armée. La LCR pense-t-elle que la naissance de conseils ouvriers accompagnerait automatiquement (« sui generis » comme elle aime le dire) l’installation de Mitterrand et Marchais à l’hôtel Matignon ? Ou bien serait-ce la CGT qui devrait se charger de ce contrôle ? Auquel cas, nous ne pouvons qu’être inquiets : la LCR ignore-t-elle que la social-démocratie allemande qui « contrôlait » effectivement certaines unités militaires les a incitées à participer à la répression contre les insurgés spartakistes... ?

NON AU SOUTIEN CRITIQUE A LA BOURGEOISIE !

Quoique la LCR s’en défende, c’est bien sur les positions du « soutien critique » qui étaient celles du MIR au Chili et qui ont contribué à dissimuler la nature de classe bourgeoise du gouvernement Allende, qu’elle passe discrètement. Un soutien sur des bases minima dont la confusion ne peut mener qu’à la capitulation de l’extrême gauche. Une fois de plus, la LCR se place en situation de « conseiller critique » des directions des partis de gauche qu’elle affecte de considérer comme des « camarades dans l’erreur ».

Il y a pourtant une autre politique possible en dehors de la politique de capitulation sur la voie de laquelle s’engage la LCR et de celle de pure dénonciation verbale de la gauche qu’elle condamne. Il s’agit de proposer un programme de lutte sur des objectifs politiques et économiques, des formes de lutte et d’organisation permettant aux travailleurs réformistes et révolutionnaires de se retrouver côte à côté et de faire l’unité de la classe ouvrière contre la bourgeoisie et ses valets de « gauche ».

(1) Club dirigé notamment par Jean-Pierre Chèvenement, qui intégra le PS, et ancêtre de l’actuel Mouvement des citoyens (Y.C.).

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Lettre ouverte à un(e) camarade de la LCR

(Combat communiste n° 30, 15 octobre 1977)

Camarade,

La rupture survenue au sein de l’Union de la gauche - qu’elle soit momentanée ou définitive - conduit sans aucun doute de nombreux militants et travailleurs qui avaient placé leurs espérances dans cette alliance à s’interroger. Cette rupture représente donc une situation relativement favorable aux révolutionnaires pour avancer leurs explications et aider ces camarades à comprendre la nature véritable des partis de gauche qui prétendent défendre leurs intérêts.

QUELLE EST LA POLITIQUE DE LA LCR ?

Depuis la « victoire » de la gauche aux élections cantonales et surtout depuis les élections municipales de mars 1977, la LCR s’est engagée dans une campagne en direction du PCF et du PS. L’axe essentiel de cette campagne est d’exercer une pression sur ces partis pour qu’ils « prennent leurs responsabilités », c’est-à-dire provoquent des élections anticipées, remettent en cause la Constitution de 1958, forment un gouvernement sans les Radicaux de gauche et renvoient Giscard.

Cette politique conduit en premier lieu à tromper les travailleurs sur la nature du PCF et du PS. En mettant l’accent sur la présence des Radicaux de gauche dans l’Union de la gauche, cette politique laisse entendre que seuls les Radicaux seraient des bourgeois, alors que le PC et le PCF seraient des « partis ouvriers » susceptibles de mener une politique conforme aux intérêts des travailleurs.

En réalité, l’influence de la bourgeoisie passe aussi bien par l’intermédiaire de ces deux partis que par Fabre et ses acolytes. Le PS, qui ne compte dans ses rangs que 3% d’ouvriers, ne peut être considéré comme un « parti ouvrier ». Quant au PCF, s’il possède une base ouvrière, son programme n’en est pas moins un programme tout aussi bourgeois que ceux du PS et des Radicaux. Cela, il n’y a aucune raison de le cacher aux travailleurs.

Certes, les projets politiques du PS et du PCF sont différents, contrairement à ce qu’expliquent la LCR et Lutte ouvrière. Le premier envisage une gestion social-démocrate traditionnelle respectant la propriété individuelle du Capital.

Le second cherche à faire passer le maximum de capital sous le contrôle de l’État bourgeois et à obtenir des postes de gestionnaires dans l’appareil d’État, dans les entreprises nationalisées. Ces deux projets sont antagoniques et la majorité de la bourgeoisie française n’est sans doute pas prête à accepter aujourd’hui le projet du PCF.

Mais, s’il est important de comprendre ces contradictions, il ne faut pas oublier que les travailleurs n’ont rigoureusement rien à attendre de l’étatisation du Capital par l’État bourgeois, que cet État soit géré par un personnel politique de droite ou de gauche. Le capitalisme d’État dont rêve le PCF n’est pas plus proche du véritable socialisme que la cogestion à la Helmut Schmidt ou le socialisme « scandinave ».

LA LCR, CHAMPION DE L’UNITE PCF-PS

La désunion de la gauche semble chagriner la LCR. Ainsi Rouge titrait le samedi 23 septembre : « Il faut l’unité. »
Mais quelle « unité », camarades, et sur quel programme ? Celle des travailleurs ou celle des bureaucrates et des politiciens bourgeois de gauche ?

C’est sans doute un des aspects les plus négatifs et les plus néfastes de la politique de la LCR : la LCR laisse entendre qu’un gouvernement PCF-PS pourrait être autre chose qu’un gouvernement bourgeois - fidèle en cela à une vieille illusion trotskiste.
Elle propose tout un programme de revendications que devrait satisfaire un tel gouvernement et de mesures qu’il devrait prendre, qui feraient d’un tel gouvernement un gouvernement « en rupture avec le capitalisme ».

Le but de la LCR est sans doute « pédagogique ». La LCR vise à exprimer les sentiments des sympathisants du PCF et du PS qui sont unitaires et sont déçus par la rupture entre les partis de gauche. Cette politique rejoint celle de l’OCI qui faisait signer des pétitions pour que les « partis ouvriers se mettent d’accord ».
Cette politique permet sans doute de recueillir une certaine sympathie. Mais en quoi le fait de répéter ce que pense une bonne partie des travailleurs (« Ils feraient mieux de s’unir ») contribue-t-il à élever le niveau de conscience de la classe ouvrière ?

En fait, l’unité du PCF et du PS et leur accession au gouvernement ne peuvent se faire que contre les intérêts des travailleurs (ce que reconnaît parfois dans certains textes la LCR). Alors dans ces conditions pourquoi apparaître comme les partisans les plus actifs de cette formule de gouvernement bourgeois ?

Pourquoi réclamer que sociaux-démocrates et staliniens organisent des assemblées dans les entreprises pour faire arbitrer leurs divergences par les travailleurs ? Si une majorité de travailleurs approuvaient leur programme bourgeois, la force de frappe, la planification de l’immigration en fonction des besoins de l’économie capitaliste, les révolutionnaires devraient-ils se plier à l’avis de la majorité ?

Il y a une autre politique à mener

En fait, plus l’échéance de 1978 se rapproche, plus la LCR adopte un langage opportuniste et équivoque pour ne pas heurter les illusions et les aspirations des travailleurs (ou celles qu’elle leur prête...). Le bilan de cette campagne est clair : elle n’a eu rigoureusement aucun impact sur la situation politique. Elle n’a pas amené les militants du PCF à demander des comptes à leurs dirigeants. Elle n’a pu au contraire que renforcer leurs illusions (et celles des sympathisants de la LCR !) sur l’Union de la gauche.

Les révolutionnaires doivent lutter :

-  pour l’unité de la classe ouvrière, pas celle des appareils bureaucratiques,

-  pour refuser l’austérité, quel que soit le gouvernement.

Pour cela, la première condition est de donner un point de vue clair sur la nature de l’Union de la gauche, du Programme commun et des partis de gauche, de les dénoncer pour ce qu’ils sont sans ambiguïté, de répéter inlassablement que les travailleurs devront imposer leurs revendications par la lutte et non en attendre la satisfaction d’un changement de personnel gouvernemental.

Les révolutionnaires doivent sans cesser mener une propagande communiste pour expliquer la nécessité absolue pour la classe ouvrière de détruire l’État bourgeois (et non mettre entre parenthèses sa nature, comme le font si souvent LO, la LCR et l’OCI par « pédagogie ») et d’assurer sa dictature à travers une organisation autonome.

Ce langage est sans doute plus difficile à tenir, mais c’est le seul qui puisse aider à la constitution d’une avant-garde de travailleurs dégagés de toute illusion sur les agents de la bourgeoisie dans le mouvement ouvrier.

(Tract distribué au meeting de la LCR du jeudi 29 septembre 1977)

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La LCR et le deuxième tour

(Combat communiste n° 35, 25 mars 1978)

Après le premier tour des élections, toute critique de fond du PCF, du PS, de l’Union de la gauche et du Programme commun a disparu de la presse de la LCR. Rouge a consacré entre un tiers et la moitié de ses pages, entre les deux tours, à des commentaires électoraux. À la télévision nous avons même pu voir Alain Krivine demander au PCF et au PS d’organiser un grand meeting commun « avec la participation de Marchais, Mitterrand, Maire, Séguy, etc. » (sic).
Quand Mitterrand est venu se faire filmer aux portes de Renault-Billancourt, Rouge lui a reproché d’avoir mal organisé son intervention et manqué une occasion...

Ainsi la LCR est apparue comme une sorte de conseillère technique du PCF et du PS, visant à les aider à mieux faire leur travail... Le PCF ne s’en est guère montré reconnaissant, la LCR n’a pas eu droit à la moindre petite citation dans l’Humanité.

Il semble toutefois que, localement, certaines organisations du PCF aient accepté de recevoir des représentants de la LCR. Même s’il ne s’agit que de cas limités, cela constitue néanmoins un fait important. (Aux municipales, un représentant de la LCR avait déjà été autorisé à lire un communiqué dans un meeting de la gauche, en province.)

L’évolution pourrait se confirmer : face à l’existence durable d’une extrême gauche bénéficiant d’une petite audience, le PCF aura sans aucun doute tout intérêt dans l’avenir à utiliser les tendances les plus suivistes à son égard comme force d’appoint. C’est déjà une tactique qu’ont largement utilisée les PC italien et portugais.

Conclure des accords, et même des compromis avec le PCF n’est, certes, nullement à rejeter par les révolutionnaires. Mais à condition qu’un tel compromis se fasse dans la clarté et qu’il serve à renforcer la lutte, l’unité et l’organisation des travailleurs.

Ramper devant le PCF et le PS, et faire leur travail électoral, n’a rien à voir avec un tel accord de front unique. Derrière la position de la LCR, il y a évidemment l’illusion qu’un accord PC-PS peut entraîner une « dynamique unitaire » susceptible de déboucher sur une mobilisation des travailleurs. Encore une fois, la LCR confond l’unité des travailleurs avec celle des bureaucrates et des politiciens de gauche.