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Enseignement public et enseignement privé

mardi 21 septembre 2004, par Yves

En 2003, il y avait 11,7 millions d’élèves dont 2 millions dans le système privé.
Pour les enfants entre 3 et 10 ans la relation entre public et privé est de : 86,5% dans le public contre 13,5% dans le privé. Entre 11 et 18 ans : 80%/20%. Et dans l’enseignement supérieur : 86% /14 %.

Les programmes de 95 % des établissements privés sont contrôlés par l’Etat français. (Schématiquement les 5 % restants se répartissent entre les écoles tenues par des catholiques intégristes… ou des pédagogues libertaires.). L’Etat finance une bonne part du budget des écoles privées qui acceptent ses règles et son contrôle. En 2003, l’Etat, le secteur privé et les régions ont dépensé 100 milliards d’euros pour l’éducation. Au moins 7 milliards d’euros provenant de la poche des contribuables passent dans les caisses des écoles privées. Les écoles privées (95 % sont catholiques) regroupent 20 % des élèves. 3 % des professeurs du système privé sont des religieux.

Trois* départements français bénéficient d’un régime très spécial depuis 1802. Un Concordat fut signé à l’époque entre le Premier Consul Bonaparte et le pape, accord ensuite étendu aux protestants et aux juifs. Le texte stipule que « le gouvernement de la République reconnaît que la religion catholique est la religion de la grande majorité des citoyens français ».

Dans le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et en Moselle, les prêtres, pasteurs et rabbins sont payés par l’Etat, même s’ils n’ont pas le statut de fonctionnaires. Ils ont le droit d’enseigner la religion dans les écoles publiques. L’éducation religieuse (1 ou 2 heures par semaine) est obligatoire - à moins que les parents demandent une dispense pour leur enfant. En 2003, 36 millions d’euros ont royalement été dépensés pour nourrir 1455 religieux.

Les locaux religieux ou les chapelles ne sont pas interdits dans les écoles publiques françaises. S’ils disparaissent ou sont fermés, ce n’est pas à cause de l’athéisme ou du laïcisme fanatique de l’Etat français, comme ont pu l’écrire certains journalistes étrangers, mais à cause du manque d’intérêt des jeunes Français pour la religion - ce dont nous ne plaignerons pas ! (Y.C.)

* A ces trois exceptions il faut ajouter également l’île de Mayotte (184 000 habitants) dans l’archipel des Comores, et la Guyane française (191 000 habitants), située entre le Surinam et le Brésil.