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Joao Bernardo et Manolo : De retour en Afrique, désormais disponible en ebook

vendredi 11 septembre 2020, par Yves

João Bernardo est l’auteur de nombreux ouvrages en portugais. La revue et le site Ni patrie ni frontières ont publié plusieurs de ses articles, comme en témoignent le livre collectif La Gauche identitaire contre la classe (2016) ainsi qu’un recueil de ses textes intitulé Contre l’écologie (2017). Cet ouvrage regroupe cinq articles et forme un ensemble cohérent, selon Manolo et João Bernardo, leurs auteurs :

* Les raisons de la peur

Cette série tente de décrire les vicissitudes du « retour en Afrique ». Ceux qui revinrent sur le « continent noir » constituèrent souvent un groupe séparé des Africains « indigènes », quand ce n’est pas une véritable classe dirigeante. Cette tendance apparut dès les premières luttes anti-esclavagistes.

* De la peur aux nouvelles élites

Nombre de libres « rapatriés » furent impliqués dans la traite négrière pour survivre. Leur séjour forcé aux Amériques leur imposa d’apprendre de nouveaux métiers qui leur permirent, à leur retour, de dominer les populations africaines. Ils contribuèrent ainsi à former une élite professionnelle et politique sur la côte occidentale de l’Afrique.

* « Nous avons été les premiers fascistes »

Quand Marcus Garvey, l’un des politiciens noirs les plus importants aux États-Unis, prétendit avoir inspiré Mussolini, il ne fit pas seulement preuve de vantardise et de mégalomanie. Cette profession de foi eut une portée beaucoup plus grave.

* Hagiologie rastafari

Le mouvement rastafari, responsable de la dernière vague de retour en Afrique et de la « canonisation » de l’empereur éthiopien Haïlé Sélassié Ier, naquit sous la double influence de la religiosité populaire et de Marcus Garvey, de ses écrits comme de son mythe.

* Le retour du Retour

Le panafricanisme, envisagé comme une expression idéologique du [processus d’intégration de l’Afrique dans le capitalisme international (privé ou étatique), a inventé des nations là où il n’existe que des États. De ce point de vue, il a bien moins servi à libérer le « continent noir » qu’à légitimer l’établissement de nouveaux rapports de domination.

Ouvrage traduit du portugais par Gamal Oya

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