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Des révoltes d’esclaves au panafricanisme

mercredi 8 août 2018, par Yves

A paraître en OCTOBRE 2018

João Bernardo est l’auteur de nombreux ouvrages en portugais. La revue et le site Ni patrie ni frontières ont publié plusieurs de ses articles, comme en témoignent le livre collectif La Gauche identitaire contre la classe (2016) ainsi que les recueils de ses textes intitulé Contre l’écologie (2017) et Sur le fascisme français (2018).
Cet ouvrage regroupe cinq articles et forme un ensemble cohérent, selon Manolo et João Bernardo, leurs auteurs :
* Les raisons de la peur
Cette série tente de décrire les vicissitudes du « retour en Afrique ». Ceux qui revinrent sur le « continent noir » constituèrent souvent un groupe séparé des Africains « indigènes », quand ce n’est pas une véritable classe dirigeante. Cette tendance apparut dès les premières luttes anti-esclavagistes.
* De la peur aux nouvelles élites
Nombre d’affranchis « rapatriés » furent impliqués dans la traite négrière pour survivre. Leur séjour forcé aux Amériques leur imposa d’apprendre de nouveaux métiers qui leur permirent, à leur retour, de participer à l’exploitation des populations africaines. Ils contribuèrent ainsi à former une élite professionnelle et politique sur la côte occidentale de l’Afrique.
* « Nous avons été les premiers fascistes »
Quand Marcus Garvey, l’un des politiciens noirs les plus importants aux États-Unis, prétendit avoir inspiré Mussolini, il ne fit pas seulement preuve de vantardise et de mégalomanie. Cette profession de foi eut une portée beaucoup plus grave.
* Hagiologie rastafari
Le mouvement rastafari, responsable de la dernière vague de retour en Afrique et de la « canonisation » de l’empereur éthiopien Haïlé Sélassié Ier, naquit sous la double influence de la religiosité populaire et de Marcus Garvey, de ses écrits comme de son mythe.
* Le retour du Retour
Le panafricanisme, envisagé comme une expression idéologique du processus d’intégration de l’Afrique dans le capitalisme international (privé ou étatique), a inventé des nations là où il n’existe que des États. De ce point de vue, il a bien moins servi à libérer le continent qu’à légitimer l’établissement de nouveaux rapports de domination.

Ouvrage traduit du portugais par Gamal Oya

ISSN : 1637-3103 Prix :10 euros

João Bernardo est l’auteur de nombreux ouvrages en portugais. La revue et le site Ni patrie ni frontières ont publié plusieurs de ses articles, comme en témoignent le livre collectif La Gauche identitaire contre la classe (2016) ainsi que les recueils de ses textes intitulé Contre l’écologie (2017) et Sur le fascisme français (2018).
Cet ouvrage regroupe cinq articles et forme un ensemble cohérent, selon Manolo et João Bernardo, leurs auteurs :
* Les raisons de la peur
Cette série tente de décrire les vicissitudes du « retour en Afrique ». Ceux qui revinrent sur le « continent noir » constituèrent souvent un groupe séparé des Africains « indigènes », quand ce n’est pas une véritable classe dirigeante. Cette tendance apparut dès les premières luttes anti-esclavagistes.
* De la peur aux nouvelles élites
Nombre d’affranchis « rapatriés » furent impliqués dans la traite négrière pour survivre. Leur séjour forcé aux Amériques leur imposa d’apprendre de nouveaux métiers qui leur permirent, à leur retour, de participer à l’exploitation des populations africaines. Ils contribuèrent ainsi à former une élite professionnelle et politique sur la côte occidentale de l’Afrique.
* « Nous avons été les premiers fascistes »
Quand Marcus Garvey, l’un des politiciens noirs les plus importants aux États-Unis, prétendit avoir inspiré Mussolini, il ne fit pas seulement preuve de vantardise et de mégalomanie. Cette profession de foi eut une portée beaucoup plus grave.
* Hagiologie rastafari
Le mouvement rastafari, responsable de la dernière vague de retour en Afrique et de la « canonisation » de l’empereur éthiopien Haïlé Sélassié Ier, naquit sous la double influence de la religiosité populaire et de Marcus Garvey, de ses écrits comme de son mythe.
* Le retour du Retour
Le panafricanisme, envisagé comme une expression idéologique du processus d’intégration de l’Afrique dans le capitalisme international (privé ou étatique), a inventé des nations là où il n’existe que des États. De ce point de vue, il a bien moins servi à libérer le continent qu’à légitimer l’établissement de nouveaux rapports de domination.

Ouvrage traduit du portugais par Gamal Oya

ISSN : 1637-3103 Prix :10 euros