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João Bernardo : Point final. Un manifeste.

mercredi 18 janvier 2017, par Yves

(Les principaux points de ce texte de 2012 ont été développés dans le Manifeste sur la gauche et les gauches écrit en 2014 et traduit par nos soins : http://www.mondialisme.org/spip.php?article2548. NdT)

Je suis las. Pour être honnête, j’en ai vraiment marre. Pas seulement d’écrire en vain – ce qui serait sans importance – mais que d’autres avant moi aient écrit en vain et que quelques-uns partagent aujourd’hui le même sort.

1. La fin des régimes soviétiques a suscité en moi deux grandes illusions : j’espérais, que, une fois le capitalisme d’Etat liquidé, on cesserait de confondre le socialisme avec les nationalisations et la centralisation économique ; et je pensais également qu’apparaîtrait une nouvelle synthèse programmatique, dépassant le marxisme et l’anarchisme doctrinaires.

De nombreux marxistes, malgré tout leur matérialisme historique, s’échinent à vouloir revenir quatre-vingt-quinze ans en arrière pour ressusciter l’étatisme et le centralisme. Ils continuent à promouvoir le nationalisme, comme si celui-ci n’était pas synonyme d’étatisme, dans la mesure où une nation est – ou aspire à être – la sphère d’existence d’un État. Néanmoins, il faut reconnaître que certains marxistes ont fait un effort d’autocritique, qui aboutira peut-être à rajeunir l’héritage de Marx. Parmi les anarchistes, cependant, on n’assiste même pas à une telle évolution, parce que, étant hostiles à la pensée dialectique, ils croient que l’on peut revenir en arrière dans l’histoire et avec les mêmes recettes, reconstruire correctement ce qui a fait faillite.

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