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Joao Bernardo : Il est impossible d’ "unir l’identité à la classe"

samedi 14 janvier 2017, par Yves

Un comportement et une culture des travailleurs en tant que classe à un instant donné ne peuvent constituer un point de départ. La situation est beaucoup plus complexe, parce que la classe ouvrière se définit, avant tout, sur le plan des rapports sociaux d’exploitation, et que sa forme organique se modifie au fur et à mesure que se transforment les systèmes d’exploitation. Il ne s’agit pas d’une progression linéaire, mais d’une spirale. Dans cette perspective, un comportement et une culture des travailleurs en tant que classe à un moment donné seront toujours le résultat d’un long processus de formation, avec de nombreux va-et-vient.

Ce qui me préoccupe ce n’est pas que le fait que des patrons et des chefs harcèlent des jeunes filles, ou, aujourd’hui, de jeunes hommes, ce n’est pas qu’ils humilient des individus ayant une autre couleur de peau que la leur. Ce qui me préoccupe c’est quand ce sont des collègues de travail qui agissent ainsi. Ces attitudes placent la question au sein de la classe ouvrière, et le problème ne peut être résolu que par des pressions, des discussions et des conflits, y compris des confrontations physiques au sein de cette classe.

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