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Sur Pierre-Marie Gallois

mardi 6 décembre 2011, par Yves

bien qu’il n’ait jamais été de gauche ou d’extrême gauche, ce général à la retraite qui travailla à l’OTAN dans les années 50, ce grand partisan du nucléaire, offrit jusqu’à son décès en 2010 un superbe exemple des passerelles entre la gauche et l’extrême droite.

En effet, ce gaulliste pro-serbe copain de Chevènement et de Philippe de Villiers, appela à des manifestations durant la guerre de l’OTAN contre la Yougoslavie aux côtés de l’abbé Pierre, du chanteur Renaud et de Max Gallo. Il soutint la campagne pour le non au Traité constitutionnel européen, mais aussi les régimes de Milosevic et Saddam Hussein. Il publia des livres chez Syllepse et Le Temps des cerises, maisons d’édition considérées comme de gauche, tout en étant lui-même très proche des royalistes d’extrême droite. Il enseigna aux officiers de l’armée impérialiste française, à l’Institut des hautes études de défense nationale de Paris et fut le rédacteur en chef de sa revue Défense.

Il était régulièrement invité par le journaliste « antisioniste » Richard Labévière sur les ondes de Radio France Internationale, entre 2000 et 2008, et tout aussi fréquemment invité sur Radio Courtoisie. Il participa à Balkans Info, publication qui soutient Assad, Poutine, Chavez, etc., et fut invité au Local du fasciste Serge Ayoub. Il fut aussi l’un des mentors du plumitif d’extrême droite sioniste Alexandre del Valle. Ce général, par ses réseaux et ses amis, illustrait parfaitement les « nouvelles convergences » souhaitées par le fasciste Christian Bouchet.