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Sur Michel Collon (extrait de l’ "Inventaire de la confusion")

jeudi 24 novembre 2011, par Yves

Journaliste tiersmondiste, antisioniste qui utilise les mêmes arguments que l’extrême droite (« L’Etat israélien est l’Etat le plus raciste du monde » qui place « les Palestiniens dans des camps de concentration », cf. l’émission « Ce soir ou jamais » de décembre 2008 sur dailymotion) et n’hésite pas à participer à des réunions où sont invités des militants d’extrême droite (Axis for peace). Son livre est publié dans la même maison d’édition (Oser dire) que Sarkozy, Israël et les Juifs de Paul-Emile Blanrue et Le Pin et l’Olivier d’Israël Shamir.

Ce néostalinien est l’ami d’Olivier Mukuna grand défenseur de Dieudonné ; prochaviste, il est considéré comme une référence sérieuse dans les milieux altermondialistes et fréquente les plateaux de télévision en France. Parmi les grands émancipateurs de la femme arabe, il a cité (sans rire) l’Irakien Saddam Hussein et l’Afghan Najibullah (soutenu par les Soviétiques), dans une émission du 23 mars 2011.

Au nom d’une critique des « média-mensonges » et de la dénonciation des interventions militaires des grandes puissances, il blanchit les régimes nationalistes du Sud sans tenir compte de l’oppression et de l’exploitation qu’ils font régner sur leurs peuples, et sans jamais mentionner l’existence d’oppositions révolutionnaires à ces régimes. Vanessa Stojilkovic, dans une interview réalisée par Michel Collon à propos de son film sur Chavez, affirme que ce dernier aurait « vraiment redonné un sens à la relation peuple-Etat ». Sans le savoir, cette dame nous ressert le modèle politique que prônait le fasciste Norberto Ceresole quand il évoquait la relation Caudillo-Armée-Peuple à propos du colonel vénézuélien dont il fut temporairement le mentor.

Et, le 11 juin 2011, Collon a publié une interview de Jacques Vergès intitulée : « En Syrie, il faut défendre l’Etat actuel ! » Ce qu’il y a d’épatant avec le défenseur zélé de Klaus Barbie (Vergès), c’est qu’il parle cash, lui au moins. Et que Michel Collon, lui, juge prudent de se taire après de tels propos. On ignore donc s’il les approuve ou pas. Au nom de l’anti-impérialisme sans doute ? Ou peut-être juge-t-il que Assad a aussi instauré un « Etat-providence » en Syrie comme, selon lui, Kadhafi en Libye ?