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Dans le monde, une classe en lutte janvier 2011

lundi 3 janvier 2011

Et après ?
Un peu partout dans le monde s’abattent ce qu’on appelle des « politiques d’austérité » qui matérialisent encore plus un fossé entre ceux « qui ont » - et s’enrichissent malgré la crise - et ceux « qui n’ont pas » - et luttent désespérément pour préserver le peu qu’ils avaient.

Tous les dirigeants économiques, politiques, syndicaux quelle que soit leur couleur politique participent de cette vague qui déferle – y compris ceux qui proposent des réformes (faire que la pilule soit moins amère) ne mettant nullement en cause les fondements du système d’exploitation du travail et d’extorsion de la plus-value, système qui est la cause première de la crise et qui pense se survivre en extorquant encore plus sur ce qui permet aux exploités de partout de survivre.

Si les « solutions » vont toutes dans le même sens, elles peuvent prendre des formes différentes :

dans les pays développés ce sont des coupes sombres de tous avantages dont la commune mesure est de réduire par des voies légales le coût de la force de travail
dans les pays dits « en développement » c’est par la voie un renchérissement du peu notamment alimentaire qui assure la reproduction de la force de travail et le maintien par une main de fer des conditions d’exploitation qui permettent d’assurer une production à bas prix, ballon d’oxygène pour le maintien de la paix sociale dans les pays développés.

Quelles que soient les formes que prend cette ponction sur les ressources destinées à la survie des exploités, elles assurent la survie du système et l’enrichissement de ceux qui détiennent les rênes du système capitaliste. Face à ce déferlement général de la vague de misère sociale, résistances et répressions sont aussi diverses que les voies par lesquelles s’imposent les mesures de sauvetage du capital.

Dans les pays en développement la question est vite réglée : on en parle dans les pages qui suivent. A la violence des révoltes soit globales soit sur les lieux d’exploitation, répond la violence de la répression, le plus souvent dans le sang, les arrestations et les emprisonnements, tout restant dans un cadre national

Pour les pays développés, l’exemple de ce qui se passe dans une Union européenne pourtant unifiée économiquement est significatif. Alors que l’on trouve dans tous les pays de la communauté presque le décalque des mesures d’austérité prises dans le cadre de chaque Etat, ceci quel que soit le parti au pouvoir,, les résistances sont très diversifiées, souvent limitées à des objectifs particuliers, souvent polarisées sur des objectifs politiques nationaux spécifiques, alors même qu’elles sont sous-tendues par un malaise général contre un système implacable qui broie tous les exploités.

En France, les manifestations pacifiques imposantes répétées et bien contrôlées prenaient le masque de la lutte contre une réforme des retraites et les tentatives de radicalisation et d’extension restaient velléitaires. En écho, celles qui se déroulaient en Italie et en Grande-Bretagne pouvaient prendre une forme plus violente et significative dans des attaques des bâtiments publics, symboles du pouvoir mais elles émanaient essentiellement d’étudiants luttant contre les conditions de financement des études supérieures. En Espagne, si la grève générale prenait un caractère plus radical, elle ne dépassait pas sa limite dans le temps. Et nous pourrions étendre ces observations à la plupart des pays européens qui tous ont connu au cours de l’année écoulée des actions, souvent répétées, avec l’un ou l’autre des caractères que nous venons d’évoquer.

Devant une telle situation, on peut rêver qu’une explosion dans un pays quelconque pourrait s’étendre et réaliser cette unité de lutte tant sur le plan national qu’européen, voire international qui serait la réponse de l’ensemble des exploités à la crise du système et qui poserait la question – dans les faits et dans l’action - de son remplacement par ne société d’où l’exploitation du travail serait exclue.

Mais une telle perspective poserait une autre question : celle de la répression que nous abordons aussi quelque peu dans ces pages. Peut-on penser que le système dispose d’un arsenal répressif insoupçonné et inutilisé jusqu’à présent (car à aucun moment il n’a été sérieusement menacé) qui pourrait rendre vaine l’attaque frontale dont certains rêvent. Mais aussi peut - on penser qu’une telle attaque, par sa généralisation, saperait les fondements mêmes de toute répression. Personne ne détient une réponse à ce dilemme sauf l’ensemble des prolétaires engagés dans un mouvement global qui ne passerait pas nécessairement par de tels affrontements. Nous héritons d’un passé que la globalisation de l’organisation capitaliste peut faire paraître obsolète.

Les différentes formes d’irruption de la violence de classe dans le monde

Grève et rien d’autre

Vietnam – *20/10/2010 – Hô chi Min Ville , 2 000 travailleurs du textile –Triple VN Company Ltd , fournisseur entre autres de Walmart en sont à leur troisième grève en un an. Cette fois la grève dure six jours motivée par le rythme de travail, la mauvaise bouffe et les mauvais traitements jusqu’à la violence physique. Le travail reprend sur des promesses d’amélioration avec paiement des jours de grève.

*22/10/2010 - 2 000 travailleurs en grève dans une usine de chaussures à Binh Duong pour les salaires ( actuellement 60 euros mensuels). Le 5 novembre deux autres firmes sont en grève à Hanoi pour les salaires

Afrique du Sud *17/12/2010- 700 métallos entament leur 2ième semaine de grève à la fonderie d’aluminium de Hillside (BHP Billiton), la plus grande du pays pour les salaires et les garanties maladies lors du renouvellement du contrat collectif

Australie -*13/12/.2010 – 500 travailleurs de Visy (trust du papier carton) en grève depuis le 3/12, dans les usines de Sydney et Melbourne avec d’importants piquet de grève bloquant .Plus de 120 travailleurs à Melbourne sont attaqués par les flics ; 30 arrestations. Les piquets ayant stoppé les cars amenant des jaunes , ceux-ci ont été transportés par hélicoptères. La grève est contre l’emploi de temporaires et pour des augmentations de salaires.

Etats-Unis */12/2010 - Aciérie US Pipe and Foundry Corporation à Bessemer (Alabama) veut imposer avec le nouveau contrat une révision à la baisse de l’échelle des salaires. Après une semaine de grève, le travail reprend sans avoir rien obtenu, la direction menaçant d’amener des « travailleurs de remplacement » ce qui aurait été la catastrophe, les jaunes devenant légalement les travailleurs à plein temps, les grévistes n’étant réembauchés qu’au bon plaisir du patron.

Chili *7/12//2010 - Après 32 jours de grève, les 1 500 mineurs de la mine de cuivre Collahuasi reprennent le travail avec un contrat de 42 mois et une augmentation de 3,25%, une prime de 20 000 euros et des prêts sans intérêt (la mine avait fonctionné au ralenti avec des jaunes)

Egypte *5/12/2010 - 200 travailleurs du textile à Mahalla de l’usine Abu El Debaa terminent une semaine de grève pour des salaires impayés depuis plusieurs mois. La moitié payée immédiatement et le reste dans une semaine.

Panama* 26/11/2010- fin d’une grève de six jours de 1 300 travailleurs oeuvrant pour l’extension du canal revendiquant le paiement des heures supplémentaires, de meilleures conditions de travail et de sécurité.

Chine - * 27/11/2010 - Usine Foxconn à Foshan près de Canton ( voir précédents bulletins) 7 000 travailleurs sur 20 000 défient une menace de licenciement en se mettant en grève pour les salaires ( actuels 110 euros mensuels et promesses non tenues d’augmentation) et des menaces de délocalisations, la firme construisant de nouvelles usines à l’intérieur de la Chine où les salaires sont plus bas..

Occupation de l’espace public, des usines et de tous bâtiments

Chine En fin d’année, prévisions d’agitation sociale en raison de la hausse des prix - 25% pour les produits alimentaires - alors que les salaires sont pratiquement bloqués depuis 5 ans.

*9/11/2010 Shenzhen , usine Sanyo, plus de 1 000 travailleurs de l’équipe du soir débraient suivis le lendemain par la grève totale de toute l’usine. Comme ils sortent de l’usine pour propager leur lutte ils sont attaqués par les flics, tabassés (2 arrestations). La grève est motivée à la fois par des mutations dans d’autres usines du groupe et en cas de refus le licenciement, pour les salaires (application du minimum légal et alignement des salaires féminins qui sont entre la moitié et les 2/3 de celui des hommes, le prix de la cantine qui a été multiplié par 4, l’état déplorable des dortoirs. La grève prend fin avec l’ouverture immédiate de négociations

*13/10/2010- toujours à Shenzhen, les 1 300 travailleurs de Ricoh Elemex (firme japonaise) sont en grève pendant 15 jours pour les salaires et la garantie de l’emploi suite à une fusion. Ils sont contraints de reprendre le travail par la pression des dirigeants patronaux et syndicaux et 400 flics sont dans l’usine pour les contraindre au travail ; Ricoh promet une augmentation de 12 euros par mois (salaires moyen mensuel 120 euros) et des indemnités de licenciements de 360 euros plus un mois de salaire. Une promesse également dans la ligne avec la politique officielle du parti dans la région de Canton de faire élire des délégués d’entreprise pour traiter des revendications mais on peut y voir des manipulations.

Corée du Sud * 15/11/2010 - Usine Hyundai à Ulsan (port du sud). Pour comprendre ce conflit, on doit savoir qu’en Corée du Sud, dans la plupart des usines il y a deux sortes de travailleurs : les « réguliers » (permanents c’est-à-dire en CDI) et les « irréguliers » (temporaires c’est-à-dire précaires en CDD) ; comme partout ailleurs cette division de la force de travail rend les solidarités aléatoires et autorise la maximum de flexibilité de la force de travail. Leur proportion respective est en général celle de cette usine Hyundai : 80% d’irréguliers contre 20% de réguliers ( il y a trente ans, la proportion était exactement inverse). Les « irréguliers » outre leur précarité et les garanties sociales réduites ont un salaire environ de moitié de celui des « réguliers ». Chez Hyundai ils sont même distingués par des uniformes de couleurs différentes. En juillet dernier , la Cour suprême a jugé que les « irréguliers » devaient être régularisés en « réguliers » après deux années dans le même emploi ; il en est résulté une vague revendicative avec un regain d’adhésions aux syndicats de cette catégorie de travailleurs jusqu’alors ignorée par eux. Certaines grosses entreprises Kjang Electric et Donghui Auto ont procédé à ces régularisations ; Hyundai ou plutôt le sous-traitant qui emploie la majorité d’entre eux dans l’usine d’Ulsan résiste. C’est l’explosion le 15 novembre : pour ne pas avoir à régulariser, le sous-traitant cesse toute activité. A l’usine 1, la grève se transforme en occupation mais plus de 500 sbires patronaux les en chassent violemment ; La grève s’étend alors à l’usine 2 alors que près de 1 000 travailleurs et activistes se rassemblent à l’extérieur de l’usine ; le mouvement s’étend aussi aux autre usines Hyundai de Jeongju et Asan. Les attaques des forces patronales continuent qui tentent de défoncer les murs de l’usine occupée avec un bulldozer et procèdent à plus de 30 arrestations. Retranchés dans un seul des bâtiments de l’usine alors que l’eau et le courant ont été coupés, faute de solidarité syndicale promise, le nombre des occupants s’amenuise et l’occupation se termine le 9 décembre. Après un conflit de 25 jours : solde 20 blessés, 50 arrestations et 65 grévistes poursuivis par Hyundai pour se faire indemniser des pertes de production de plusieurs millions d’euros

Grèce -8/12/2010 - En marge des manifestations et journées de grève nationales récurrentes, grève de 24 h des transports publics contre les réductions de salaires et privatisation. Quatre dépôts de bus occupés.

Manifestations

Il n’est pas possible de donner une liste complète des manifestations plus ou moins imposantes, plus ou moins violentes qui couvriraient la quasi-totalité des pays du monde, soit générales contre le serrage de vis des prolétaires ou des exactions politiques, soit ponctuelles par rapport à un lieu précis d’exploitation Portugal, Grèce, Roumanie, Espagne figurent en premier plan dans ce que nous ne mentionnons pas faute de place.

Cambodge *10/11/2010 - La répression des grèves de septembre n’endigue nullement des mouvements récurrents pour des revendications de salaires. 600 travailleurs de Py Garment Factory à Sihanoukville marchent sur le siège du gouvernement provincial et appellent les autres travailleurs de se joindre à eux.

Chine*20/10/2010 - dans la province du Qinghai voisine du Tibet 2 000 lycéens manifestent contre un projet leur imposant des enseignement en mandarin à l’exclusion de la langue tibétaine

République tchèque -*10/12/2010 – 150 000 travailleurs des services publics en grève manifestent contre les mesures d’austérité (réduction des salaires de 10% modification de la législation du travail, réduction des garanties retraite et maladie,etc..) dans 20 villes du pays à l’appel du syndicat MKUS

Italie *14/12/2010- Au moment d’un vote de confiance à Berlusconi par le parlement, d’importantes manifestations dans le centre de Rome et dans différentes villes contre l’austérité, des étudiants contre la réforme de l’université et d’une manière générale aussi l’expression d’un ras le bol de la situation économique et politique. Violents affrontements avec les flics : 50 blessés, 40 arrestations.

Algérie -*18/12/2010- manifestations d’étudiants contre une réforme des études. Partie du campus universitaire d’Aboudaou où logent 40 000 étudiants, la manifestation tente d’atteindre l’université de Bejaia. Affrontements avec la police

Attaques des bâtiments symboles du pouvoir

Grande-Bretagne -*10/11/2010- Suite à des coupes sombres dans les conditions d’accès aux études supérieures (suppression quasi-totale des bourses, augmentation des droits d’inscription triplés jusqu’à 7 500 et 11 000 euros par mois) ( réduction de 40% du budget de l’enseignement supérieur) des manifestations d’étudiants secouent tout le pays notamment à Londres où , faute de pouvoir atteindre le Parlement, les manifestants attaquent, envahissent et saccagent quelque peu le siège national du parti conservateur, échouent devant celui du parti libéral, attaquant les flics, les contraignant parfois à reculer. 32 arrestations, 14 blessés dont 2 flics. Le syndicat étudiant NUS désavoue…

De nouveau le 8 décembre les étudiants manifestent . Toujours à Londres c’est une sorte de guérilla avec la police plus ou moins débordée : la voiture de l’héritier du trône et sa bourgeoise stoppée dans Regent’s street, une des rues principales du centre de Londres est lapidée, arrosée abondamment de peinture et autres liquides et s’en tire avec une vitre brisée. Des dizaines de blessés, 22 arrestations. Parallèlement, en province, 23 universités sont occupées ainsi que des succursales de banques

Irlande -4/11/2010 -25 000 étudiants manifestent à Dublin également contre l’augmentation des droits d’inscription. Avec un camion toupie de ciment ils tentent de forcer l’entrée du ministère des finances. Violents affrontements avec les flics.

Le 29/11/2010 entre 50 000 et 100 000 manifestent à Dublin contre les mesures d’austérité (réduction de 10% des salaires, des dizaines de milliers de licenciements,augmentation des impôts et réduction des compléments sociaux). Les dirigeants syndicaux sont conspués et ne peuvent prendre la parole, expulsés de la tribune.

Désobéissance civile

France *1/12/2010 - Nés dans l’enseignement primaire, des groupes de résistance gagnent les enseignements secondaire et supérieur. Ils prônent le non respect des instructions officielles concernant le financement, les programmes, les méthodes d’enseignement. ; Il se regroupent dans des collectifs nationaux ou dans des réseaux horizontaux comme RESF. Récemment une assemblée de « désobéissants » a tenté de faire le point sir les moyens de s’opposer à ce qu’ils considèrent comme la destruction du service public.

Mutineries

Etats-Unis *9/12/2010 - sept prisons de l’Etat de Géorgie se sont mutinées avec une coordination organisée par des portables clandestins : revendications de salaires pour le travail imposé, éducation, soins, meilleurs repas, plus de visites et la fin des punitions corporelles. Après plusieurs jours de résistance (refus de sortir des cellules) la révolte est réprimée avec des violences physiques et la destruction du peu d’effets personnels

Chili -*10/12/2010 – En 10 ans, le régime démocratique chilien a multiplié le nombre de prisonniers par 2,5 pour atteindre 53 000 embastillés, le taux le plus élevé de l’Amérique Latine, ceci suite à une législation particulièrement répressive. Une mutinerie éclate à la prison San Miguel de la capitale Santiago : 81 prisonniers sont brûlés vif et on relève 14 blessés.

.Birmanie *9/11/2010—Un bataillon de l’armée birmane composé de membres de la minorité ethnique Karen fidèles jusqu’ici au gouvernement militaire se rebellent , prennent possession d’une ville frontalière avec la Thaïlande provoquant une panique faisant fuir plus de 15 000 ressortissants chez le voisin. La région est le théâtre d’une longue guérilla autour de divers projets économiques ( chemin de fer, pipeline) qui nécessitent le contrôle politique de ces minorités.

Dirigeants séquestrés, injuriés, malmenés, exécutés

Inde -*13/11/2010 – Ghariziabad dans la banlieue de Delhi, usine de Allied Nippon sous-traitant japonais de garnitures de freins automobiles. La crise mondiale fait que la production est tombée en deux mois de 60 000 à 40 000 pièces d’où restructurations, licenciements et déplacements. Là aussi deux catégories de travailleurs, des contractuels (3200 travaillant 12 h par jour) et des permanents (12 000 ne travaillant que 8 heures). Le 13 novembre, deux cadres ordonnent à 2 contractuels ayant occupé pendant des années le même poste de changer de poste pour travailler sur des machines qu’ils ne connaissent pas. Ils refusent et les deux cadres appellent la direction dont le DRH qui viennent avec des armes et des hommes de main. Ils tirent en l’air ce qui provoque une panique et une réaction des ouvriers. Les dirigeants réussissent à fuir bien que l’un d’eux plus ou moins lapidé soit blessé. Peu de temps après alors qu’ils déjeunent, le DRH et d’autres cadres sont pris à partie par 400 ouvriers armés de barres de fer et autres armes improvisées. L’un d’eux meurt sous les coups. Au total, six des managers et 6 autres employés sont blessés. Répression : 8 arrestations et 21 poursuites judiciaires.

On peut trouver quantité d’informations sur la condition ouvrière sur internet sur le site « Gurgaon workers News » ( en anglais)

Autres méthodes de lutte

Inde *novembre 2010 - Dans l’Etat de Maharashtra (centre Ouest sur la côte) 3 000 paysans opposés à la construction d’une centrale atomique par Areva réussissent à franchir les barrages policiers et à gagner la ville voisine et à se présenter devant les locaux de police pour requérir leur arrestation, se solidarisant ainsi avec deux des leurs déjà arrêtés. Ils ont refusé toute compensation pour l’abandon de leurs terres et brûlé en public les titres qui leur avaient été remis.

France*13.11.2010—Hôpital Tenon , Paris . Conséquence de tout un ensemble de mesures restrictives, les infirmières sont en grève depuis six semaines contre leurs conditions de travail et leur assignation équivalant à une quasi réquisition. Le 5 novembre le service des urgences de retrouve sans infirmières car elles ont fait valoir leur droit de retraite accordé à tout agent qui estime travailler dans des conditions dangereuses. Il s’agit d’un mouvement sauvage, les syndicats ayant été simplement avisés de la décision des infirmières.

*12/11/2010 - Le mouvement pour les retraites a mis en rapport des étudiants de l’Ecole Normale Supérieure et tout le personnel subalterne de gestion de l’école : les étudiants ont ainsi appris que nombre de ces agents travaillaient sous des contrats temporaires. Une assemblée d’élèves décide de lancer une « grève par procuration » en bloquant le fonctionnement de ces services alors que les travailleurs concernés ne sont pas en grève et ne risquent ainsi ni sanctions, ni pertes de salaires.

Révolte contre les médiations syndicales

Etats-Unis *octobre 2010 – Dans le précédent bulletin , nous avions posé la question, à la lumière de certains faits précis si ceux-ci étaient le début d’une révolte ouvrière contre l’offensive du capital contre les modalités de l’exploitation de la force de travail.

A propos de l’usine General Motors d’Indianapolis, le comité de base qui s’est formé avec la résistance au diktat associant le patronat et le syndicat UAW, tente d’appeler les autres usines du groupe à la même résistance.

Pour éviter de retrouver dans une opposition de base à cette collaboration de classe , l’UAW a franchi une nouvelle étape dans une autre usine de GM, Lake Orion dans la région de Detroit : l’accord pour un nouveau contrat entérinant la réduction de moitié du salaire horaire pour les entrants a été signé par ce syndicat sans consultation de la base syndicale (dans cette usine 800 travailleurs sont encore avec plein salaire et 1588 en sont déjà au demi-salaire des autres). Suite à ce coup d’éclat, un appel a été lancé pour la constitution de comités de résistance. « Cela montre que les travailleurs n’ont plus peur d’affronter les dirigeants syndicaux » souligne un journal de Detroit. Ces groupes de base aux noms divers : « Rats d’usine », « La caravane des travailleurs de l’automobile » etc. utilisent au maximum internet. C’est sur leur initiative que 200 travailleurs de l’automobile ont été le 16 octobre installer des piquets devant le siège de l’UAW à Detroit pour protester contre l’accord de Lake Orion : « Si on peut le faire, ils pourront le faire partout » était un de leurs slogans.

Espagne 3/12/2010 - Les 2 200 contrôleurs aériens se sont mis en grève sauvage à 70% en se faisant porter malades en masse contre une semi privatisation de leur activité (introduction de 49% ce capitaux privés), contre une aggravation des conditions de travail conduisant à des diminutions de salaires de 40%. Pendant le week-end les 10 principaux aéroports sont totalement bloqués laissant en rade 330 000 passagers. Le gouvernement social démocrate décrète l’état d’urgence et réquisitionne les militaires pour briser la grève. Des médecins sont envoyés à domicile pour juger de la validité des arrêts maladie. Ils sont contraints de signer sous la menace un document les mettant sous contrôle militaire et doivent travailler en présence de 2 000 policiers et de militaires sous menace d’arrestation immédiate s’ils n’accomplissent pas leur tâche . Plus de 100 d’entre eux sont poursuivis dans des procédures disciplinaires mais comme ils sont sous le contrôle de l’armée , ils ont demandé à être jugés par des tribunaux militaires. Les syndicats dominants UGT et CCOO déclarent unanimement que « la grève n’est en aucune manière justifiée » et le syndicat professionnel des contrôleurs s’excuse de la grève qui n’était pas autorisée par le syndicat.

Violence individuelle

Etats-Unis *octobre 2010 – De plus en plus d’actes de violence individuelle sur les lieux liés à l’exploitation du travail :

- *près de Baltimore un ouvrier tue son patron et se suicide.

- *A Albuquerque (Nouveau Mexique) l’ami d’une ouvrière entre dans l’usine de fibres optique, tue six travailleurs et se suicide ;

- *en mars 2010 , pour se venger d’une humiliation , un employé de supermarché tue son collègue dans le magasin et se suicide

- *en janvier 2010, un employé d’une agence de location de voiture licencié tue trois personnes, deux collègues et un client.

- *le 3 août, dans le Connecticut un chauffeur d’un dépôt de bière licencié pour indélicatesse tue 9 de ses ex collègues et en blesse deux autres et se suicide.

Cette forme de violence a pris une telle dimension que des firmes se sont spécialisées dans la « prévention de la violence » par une contre surveillance dans les alentours des entrées de lieux d’exploitation pour déceler ceux qui rôdent autour et sont présumés préparer un acte de violence. Elles enseignent aux patrons comment éviter le harassement, l’agressivité, etc. et déceler les risques des actes violents de rétorsion

Quand les nécessités du capital et la simple menace de grève peuvent amener des concessions

Allemagne*13/11/2010—Pour prévenir des grèves, une partie des firmes ont accordé des augmentations de salaire avant même l’ouverture de discussions avec les syndicats : 2,7% chez Bosch, prime exceptionnelle chez Siemens, négociations chez Daimler, Porsch et autres grands de l’automobile. Une partie de cette attitude peut s’expliquer par la pénurie de main-d’œuvre qualifiée ( 4 entreprises sur 10 auraient des difficultés de recrutement). En partie joue aussi le vieillissement de la population : d’ici 2020 il est prévu que le nombre des départs en retraite sera de 75% supérieur au nombre des entrants dans la vie active.

BANGLADESH

(voir précédent bulletin sous la rubrique « La lutte radicale des migrants de l’Asie »)

La fixation d’un barème de salaires (avec augmentation de 80% du salaire « légal » de base précédent) notamment pour toute l’industrie de la confection, jugée déjà bien en deçà du minimum nécessaire a déclenché et déclenche encore une série de conflits tout simplement pour leur application ou pour éviter que les patrons ne compensent cette augmentation par des transferts, par exemple augmenter le temps d e travail sans compensations. Les grèves présentent les mêmes caractères qu’avant l’été comme la même répression ; mais cette fin d’année, elles ont aussi gagné d’autres secteurs, cassées par la même répression. Malgré cela, et à cause de cet endiguement de l’agitation sociale, le Bangladesh continue d’être le pays d’Asie avec le plus bas coût de la force de travail.

Le 11/10/2010, le port de Chittagong, principal port du pays par où passe le 90% des exportations de produits textiles par conteneurs est paralysé par une grève des dockers, ce qui entraîne une déclaration de l’état d’urgence ; comme cela n’a aucune conséquence, l’armée entre dans le port procède à 40 arrestations, applique l’interdiction de toute réunion et manifestation, ce qui entraîne la reprise du travail.

Le 27 octobre, 116 pilotes de la compagnie d’Etat Biman Bangladesh Airlines se mettent en grève en utilisant différents moyens : 40 se font porter malades, d’autres font la grève du zèle. Tous les avions sont cloués au sol jusqu’au samedi 30 octobre. La grève tend à contrer une réforme des conditions de travail, notamment la prorogation de l’âge de la retraite de 57 à 62 ans, à réduire nombre d’avantages et à prévenir la location d’avions privés équipage compris et la suspension de 4 cadres syndicaux. Le 28, le gouvernement lance un ultimatum de reprise sous menace de licenciement. Ce qui est effectif le 20/10 avec l’ouverture de pourparlers.

Dans le même temps se déroule une grève des pompistes des stations d’essence contre l’imposition d’horaires de travail réduisant les gains. Mais, les grèves les plus importantes sont dans le secteur habituel de la confection.

Le 10 novembre 3 000 travailleurs sont en grève à Ashulia pour une prime et l’adaptation des salaries à la nouvelle réglementation. Les ouvriers bloquent l’autoroute proche et occupent l’usine. Ils sont délogés par les flics.

Le 13 novembre le parti d’opposition BNP lance une grève nationale « hartal » d’une journée pour protester contre l’éviction de leur leader , madame Zia, évincée d’un logement qu’elle avait conservé du temps de sa présidence, en fait pour tenter de profiter de la situation sociale tendue pour s’opposer au parti au pouvoir (Awami League, l’autre parti national au pouvoir appuyé sur l’armée). La grève surtout effective dans le secteur classe moyenne paralyse Dhaka où se déroulent de violentes batailles de rue avec des incendies de véhicules et de bâtiments et se solde par 200 blessés et 300 arrestations.

Le 23 novembre 300 mineurs sont en grève dans le Nord du pays contre la licenciement de 5 délégués syndicaux locaux accusés de violence contre les dirigeants de la mine et pour des revendications touchant les conditions de travail et l’emploi.

Le 27 novembre 3 000 travailleurs occupent l’usine Actor Sports à Ashulia pour la réembauche de deux travailleurs licenciés pour avoir organisé la résistance contre une tentative de compenser les augmentations légales de salaires par un allongement de la durée du travail. L’usine est évacuée par la force : 50 blessés. Ensuite un lockout de plusieurs jours

Le 8 décembre, 3 000 travailleurs de la firme sud-coréenne GS Hawae dans la zone franche du port de Chittagong occupent l’usine contre une réduction des salaires, suivis par 4 usines du même groupe à Dhaka Le même jour, 1 700 ouvriers d’Universal Knitting en grève sont expulsés de l’usine par les flics, 8 blessés ; Meddler Apparel , après l’annonce d’une grève illimitée pour les salaires, l’usine est lock-outée . Les manifestations qui s’ensuivent sont attaquées par les flics qui ouvrent le feu : 4 morts, 150 blessés

Le 12 décembre une autre firme sud-coréenne, Youngone, à Chittagong connaît des débrayages depuis une semaine pour une prime de repas et l’application des nouveaux minima de salaires. Le dimanche matin les 11 usines du groupe sont fermées et les travailleurs cherchent du soutien auprès des usines proches. De nouveau le scénario habituel de ces lutes : blocage des routes, police, violence : 100 blessés, 65 arrestations.

Le lundi 13 décembre, les luttes continuent 5 000 travailleurs occupent leur usine à Gazipur, 5 000 à Ashulia ; elles cessent sur la promesse d’appliquer la nouvelle échelle des salaires.

Le 14 décembre une usine de confection installée dans un immeuble de 10 étages brûle lors de la pause de midi alors que quelque 200 travailleurs (sur les 6 000) déjeunent à la cantine : plus de 30 d’entre eux sont brûlés vifs (pas d’eau, pas de sortie de secours). Manifestation hostile devant l’usine.

Plus de 4 000 travailleurs sont en grève à Uttara à 400 km de Dhaka pour les salaires ainsi que deux autres usines à Gazipour. Arrestation à son domicile de la présidente du syndicat Garment Workers Unity Forum alors que depuis l’été on a compté 65 arrestations et que des poursuites sont engagées contre 25 000 à 30 000 travailleurs pour vandalisme, attaques sur les flics,etc..

Wikileaks révèle que le Rapid Action Battalion , sorte d’escadron de la mort chargé de la répression des grèves a été entraîné pendant trois années en Grande-Bretagne

MADE IN USA

*14/12/2010 - Detroit : la société de distribution du gaz et de l’électricité organise un « Customer Assistance Day » (Journée d’assistance aux clients ) à laquelle participent des milliers de « clients » en grande difficulté pour leurs factures de gaz et d’électricité. Ladite société annonce que 476 000 de ses clients sont en retard de paiement de leurs factures alors que depuis le début de 2010 elle a coupé gaz et électricité à quelque 200 000 foyers dans la région de Detroit.

*2/12/2010- 800 000 chômeurs en fin de droit vont perdre les 250 euros par semaine des indemnités de chômage suite au refus par le parlement de proroger la durée d’indemnisation (minimum 26 semaines mais 99 dans 37 Etats ). Sur les 15 millions de chômeurs indemnisés, 41% ont dépassé les 26 semaines ; ils seront 1 200 000 fin décembre. Parallèlement 2 millions de fonctionnaires fédéraux « bénéficieront d’un gel des salaires de deux années » alors que les riches continueront à bénéficier des réductions d’impôts mis en œuvre sous le règne Bush et dont l’échéance a été repoussée par le parlement

*5/8/2010 – à Washington , la capitale fédérale, 2 000 patients sans assurances se présentent à une journée de soins gratuits procurés par des bénévoles de la santé.

*7/12/2010- Le géant mondial de la distribution Walmart, réputé pour ses exclusions de toute activité syndicale, est en procès pour discrimination notamment pour les femmes. L’originalité de ce procès est qu’il s’agit d’un procès collectif « class action » : 1 500 000 anciens et actuels travailleurs de Walmart en sont partie prenante

Les voleurs de salaires.

Le salaire n’est qu’une partie la plus réduite possible dans l’intérêt du capital - de la valeur créée par la force de travail. Mais il y a plus dans le monde en crise qui place le travailleur dans une position d’insécurité et de dépendance beaucoup plus grande qu’en période qu’on pourrait qualifier de « normale ».

Le non-paiement des salaires dus est devenu une des cause fréquentes de conflits parfois violents notamment dans les pays dits sous- développés où la pouvoir des patrons est à la démesure de la misère sociale.

Que ce soit en Chine, au Bangladesh, etc. il est fréquent non seulement que les patrons disparaissent en laissant les travailleurs qu’ils ont exploités avec des salaries impayés et rien pour en permettre le paiement. Là ou ailleurs, les arriérés, parfois de plusieurs mois ne sont finalement payés qu’après des grèves, parfois pris en charge par les autorités comme en Chine pour prévenir l’extension de conflits sociaux..

Un autre phénomène s’est développé aux Etats-Unis à la faveur de la crise, assez conséquent pour que le Washington Post, quotidien national, y consacre un article sous le titre « les voleurs de salaire ». Cela touche principalement des immigrés qui, employés par un sous-traitant - souvent un seul individu, pour effectuer une tâche déterminée chez un client de ce sous-traitant trouvent porte close au moment de se faire payer leur tâche accomplie alors que le client a de son côté payé le sous-traitant pour l’ensemble des travaux. Il ne leur reste plus qu’à tenter de retrouver celui qui les a floué, recherche vaine la plupart du temps. Un seul centre de soutien juridique dans la Virginie du Nord aurait ainsi enregistré 300 plaintes en une année, d’autres centres du même genre en ont enregistré jusqu’au double de ce chiffre

Ce ne sont pas seulement des cas individuels, mais ce sont parfois de groupes de plusieurs dizaines de travailleurs qui ont ainsi effectué un travail important et auxquels sont dues des sommes importantes qu’ils ne récupéreront jamais.

Répression

Vietnam*novembre 2010 – trois activistes syndicaux de base sont condamnés jusqu’à neuf ans de prison pour avoir au cours de précédentes grèves désobéi aux consignes du syndicat officiel, sous le motif d’avoir organisé une grève et fait de la propagande anti-gouvernementale.

Cambodge *octobre 2010 – (voir précédent bulletin) Suite au mouvement de grève lancé par le syndicat officiel qui avait été débordé par l’extension sauvage dans une bonne partie des usines, la répression qui avait déclenché d’autres grèves s’est poursuivie : près de 800 travailleurs restent licenciés.

Grande-Bretagne *21/12/2010 – Un centre d’entraînement pour lutter contre tout trouble à l’ordre public vient d’être ouvert dans un village minier abandonné du Yorkshire avec des constructions nouvelles permettant d’étudier comment faire face aux situations les plus imprévues dans la guérilla urbaine.

*12/12/2010 _ Le chef national de la police avertit sur les troubles potentiels en réponse aux mesures drastiques du gouvernement. Se référant aux dernière manifestations il note dans les attaques contre les flics de projectiles lourds divers : boules de billard, bombes de peinture ou de liquides divers, blocs de ciment, etc.. Il note aussi que tout fut quasi spontané et pas du tout le fait de minorités activistes mais d’un grand nombre qui clairement « en voulaient « et s’attaquaient à la propriété.

*9/11/2010- Lors des manifestations étudiantes contre l’augmentation des droits universitaires, une nouvelle stratégie pour contenir les manifestants a été mise au point : le « kettling » ( de kettle, bouilloire) qui consiste à assiéger des groupes conséquents de manifestants dans un espace urbain et les y laisser moisir de longues heures jusque tard dans la nuit sans aucune aide ou soin, une sorte de camp de concentration provisoire ambulant.

*10/11/2010— « Briser l’habitude du chômage » , c’est le programme du présent gouvernement. Ce n’est pas seulement financier ( le projet contient pourtant des « économies » de 18 milliards de livres). Le but est de parvenir à une flexibilité totale de la force de travail. Les 1,7 millions de chômeurs indemnisés pourront être contraints d’effectuer des travaux bénévoles de toutes sortes. Le projet est de remplacer toutes les aides sociales liées au chômage ou aux faibles revenus en une seule allocation. Le projet contient aussi des dispositions en vue de vérifier si les 2,6 millions en invalidité ( que l’on a poussé antérieurement dans cette voie pour faire baisser els taux de chômage) sont bien incapables de travailler, ce qui créerait plus d’un million de chômeurs supplémentaires

Etats-Unis *21/12/2010 - Le Washington Post révèle que l’appareil d’espionnage intérieur des USA a atteint des dimensions considérables. Le Département pour la Sécurité Intérieure et diverses organisations fédérales (au total entre 4 000 et 5 000 organisme divers) ouverts au nom du contre terrorisme, utilisent les technologies testées en Irak et en Afghanistan ( depuis la reconnaissance faciale jusqu’aux drones) appliquées aux citoyens américains vont bien au-delà de ce l’ère Bush avait pu prévoir (35 milliards d’euros y sont affectés chaque année). Des millions d’Américains n’ayant commis aucun délit seront enregistrés par tous moyens dans leurs activités « normales » parce qu’ impliqués dans des événements comme des grèves, manifs, luttes de toutes sortes,e tc.., leurs données pouvant être consultées en temps réel par tout agent d’autorité suréquipé pour questionner et enregistrer

Allemagne *29/11/2010 – Quelques heures avant le déclenchement d’une grève des pilotes d’Air Barlin par le syndicat indépendant Cockpit , un tribunal de Francfort interdit la grève, ce dont le principal syndicat des services Verdi se félicite.

Crimes du capital

Inde -*23/11/2010 – Etat de Tamil Nadu au sud de l’Inde. 34 morts et 10 blessés dans l’explosion d’une usine de feux d’artifice sans sortie de secours, sans réserve d’eau proche et un manque total de sécurité. C’est un type d’accident fréquent dans de telles usines.

Bangladesh -*19/12/2010 - 37 morts noyés des dizaines de « disparus » dans le naufrage de nuit d’un ferry surchargé après sa collision avec un cargo chargé de sable. Aucun des navires n’avait de feux de signalisation

France*17/11/2010-Un médicament dénonce aux USA en 1998, interdit en Espagne en 2003 et seulement en France en 2009 aurait causé entre 300 et 2 000 décès. Un scandale de plus au service des industries chimiques et pharmaceutiques dans la domination du capital sur toute la gestion politique du système capitaliste.

Inde - 17/11/2010-64 morts, 80 blessés dans l’effondrement d’un immeuble près de la capitale Delhi pour… malfaçons.

Suites des luttes

Italie *10/11/2010 – Dans une déclaration à la TV italienne , le PDG de Fiat Sergio Marchionne a menacé des fermer toutes les usines Fiat d’Italie si les travailleurs italiens n’acceptaient pas de s’aligner sur les conditions d’exploitation des usines Tychy de Pologne où 6000 ouvriers sortent une bagnole toutes les 35 secondes, une des usines automobile les plus productives d’Europe. Un projet « Fabbriche Italie » veut séparer le groupe italien en deux entités, le secteur automobile et le secteur engins lourds (camions , etc..). L’usine Termini Imerese de Sicile sera fermée. Après un chantage à la fermeture, les travailleurs de l’usine de Naples ont finalement accepté à une faible majorité tout un ensemble de mesures réduisant les salaires, augmentant la charge de travail et interdisant pratiquement toute grève.

France - *29/9/2010 - Lejaby à Rillieux-la-Pape près de Lyon (lingerie féminine) était occupée et bloquée depuis le 16/9. Avec une autre usine du groupe d’Yssingeaux (Haute-Loire), mes 336 travailleurs luttaient pour une meilleure indemnisation des 197 licenciements suite à délocalisation. L’occupation cesse suite à un accord voté à 80% prévoyant une indemnisation de 10 000 à 15 000 euros majorée de 500 à 600 euros par année d’ancienneté.

Immigration

Union Européenne11/11/2010-15 Etats d’Europe occidentale « abritent 26 millions de migrants récents. En Suède, Suisse, Hollande, Autriche, (- de même aux USA) des partis d’affirmation anti immigrants ont pris une importance politique alors qu’ailleurs, les partis conservateurs mettent l’accent sur ce même thème. Cela peut prendre des formes très diverses. En Grande-Bretagne, le gouvernement vient de prendre des mesures qui peuvent aboutir à l’expulsion de 88 000 étudiants étrangers et limitant les entrées autorisées pour les professionnels.

Birmanie-Thaïlande*5/9/2010 - 500 migrants birmans fabriquant des filets de pêche à la frontière avec la Thaïlande se mettent en grève . Contraints de travailler une heure et demie de plus chaque jour sans augmentation, 5 d’entre eux ont résisté et ont été licenciés. Tous, lors de leur embauche se sont vus retirer leur passeport et contraints de signer une lettre de démission non datée. En vertu de quoi, ils sont tous licenciés et leurs salaires versés à l’office thaïlandais d’immigration ; méfiants, ils occupent leurs dortoirs près de l’usine ; l’armée intervient en leur tirant dessus, mais la réaction de la population force les militaires à se retirer. Les salaires leur sont finalement payés sur le site.

France *9/12/2010 – La Cité de l’immigration (Est de Paris) est occupée depuis deux mois actions qui se situe dans la suite de diverses grèves et occupations depuis deux années (voir précédents bulletins) par des sans-papiers sans résultat tangible : les régularisations des travailleurs sans – papiers se fait au compte-gouttes : sur plus de 3 000 dossiers présentés par l’entremise de la CGT, 600 environ on obtenu un récépissé qui n’est pas un titre de séjour mais les autorise à travailler dans l’attente d’une régularisation.

Russie *15/12/2010 -Les immigrants de l’intérieur venant du sud et baptisés « caucasiens » victimes de véritables pogroms, plus ou moins soutenus par les autorités qui appuient notamment un « Mouvement contre les migrations illégales ».

Suisse *30/11/2010 –Un référendum a entériné avec 53%des votes la double peine pour les étrangers ayant commis quelque délit qui outre leur condamnation seront automatiquement expulsés.

Mexique -*30/8/2010 – Passage obligé de tous les latinos émigrant vers les Etats-Unis , le pays déjà corrompu par le trafic de drogue l’est tout autant par le trafic des clandestins. Les mafias de la drogue exploitent aussi ce filon autant pour prélever leur dîme (notamment par des kidnappings exigeant des rançons de la famille déjà aux Etats-Unis) mais aussi pour recruter des troupes. 72 immigrants sont retrouvés assassinés vraisemblablement par les narco trafiquants.

1 500 gangs de jeunes , garçons et fille de 14 à 24 ans , « hommes de mains » des narco trafiquants sévissent près de la frontière avec les USA, dont les méfaits sont encore renforcés par la crise économique qui accélère la décomposition sociale. Une sorte de turn-over de la mort : 29 000 tués en quatre ans et une armée de réserve inépuisable. Le déploiement de 50 000 militaires à la frontière ne change rien à la puissance de cette société parallèle qui s’appuie sur des réalités économiques.

Etats-Unis -*8/9/2010 - des centaines d’immigrés manifestent à Los Angeles après le meurtre par un flic d’un travailleur guatémaltèque ivre mais sans armes et ne comprenant pas l’injonction qui lui avait été faite en anglais, langue qu’il ne connaissait pas 4 arrestations.

Israël* 23/11/2010 -Exclure les Palestiniens de son économie pose à Israël un problème de main-d’oeuvre notamment pour les moins qualifiés. Les restrictions apportées à une émigration non juive de substitution fait qu’il manque 4 000 ouvriers agricoles en plus des 22 000 « hôtes » travailleurs venant principalement de Thaïlande. Les paysans lancent une grève de trois jours en bloquant les routes, distribuant gratuitement leurs production ou la déversant dans des lieux publics. Les israéliens trouvent qu’il est trop dur de travailler la terre et les patrons fermiers jugent qu’avec eux il y a toujours des problèmes. Et ils ajoutent « Les Thaïlandais sont ici pour travailler et ils le font ». Il y a bien 30 000 israéliens dans l’agriculture mais ils occupent tous de positions dirigeantes. De plus, leur importance économique a décliné : ils n’occupent que 3% de la main-d’œuvre totale et ne fournissent que 3% du PIB .

Australie *20/10/2010 - 30 immigrants noyés dans le naufrage de leur esquif près des Christmas Islands sur les 100 qui avaient traversé l’Océan Indien venant d’Irak, d’Iran et du Kurdistan avec des accusations contre les autorités tenues pour responsables du naufrage. Dans ces îles, 50 détenus dans un centre de rétention escaladent les clôtures pour bloquer une route et faire connaître les conditions de leur détention.

Monde13/7/2010—Impact de la crise. L’immigration joue le rôle d’amortisseur pour les déboires de la production dans les pays industrialisés, bien sûr au détriment des pays fournisseurs de cet appoint ajustable et flexible. de force de travail ; L4immigration a baissé de 50% en Espagne et au Portugal, de 25% en Italie, Irlande et République Tchèque et de 5% en Grande-Bretagne, Allemagne et France

Mali8/11/2010 A son corps défendant , la pays est devenu le réceptacle de tous les migrants de l’Afrique subsaharienne refoulés du Maghreb et de Libye qui souvent ont tout perdu dans leur dangereux voyage et souvent vicitmes du racisme des populations arabes

Le sang et la sueur des prolétaires

Rappelons qu’au milieu du mois d’avril, le ministre turc des Affaires européennes, Egemen Bagis, avait d’ores et déjà critiqué la France et l’Allemagne, en pointant du doigt leur démarche qui consisterait à à vendre de coûteux armements à la Grèce ... tout en poussant Athènes à une cure d’austérité afin de sortir de la crise financière.

"La Grèce n’a pas besoin de nouveaux chars, missiles, sous-marins ou avions de chasse, pas plus que la Turquie", avait-t-il alors ajouté.

Précisons, que parallèlement les Forces armées turques recherchent actuellement à acquérir les armements les plus modernes actuellement disponibles sur le marché, et ce sans contrôle ou presque de leurs autorités civiles. Les fournisseurs ? de prérérence des allemands ... une stratégie qui pousse Athènes à en faire autant, un potentiel ennemi pouvant frapper à sa porte d’un instant à l’autre. Du moins, c’est ce qu’on tente de lui faire croire ....

Des responsables conservateurs allemands ont quant à eux récemment conseillé à la Grèce de vendre des îles inhabitées appartenant au domaine étatique, pour rééquilibrer son budget national. Des "conseils" donnés dans "l’espoir" qu’Athènes puisse continuer à acheter des armes à l’Allemagne pour protéger les îles restant dans le giron grec ?

Ces propos peuvent apparaître fort surprenants quand on sait qu’ils viennent de milieux proches d’entreprises qui tirent profit des tensions entre Grèce et Turquie.

Selon le SIPRI, l’Institut international de recherche pour la paix basé à Stockholm, en Suède, l’Allemagne fait partie des cinq principaux pays fournisseurs d’armement. Au cours des cinq dernières années, la République fédérale a plus que doublé ses ventes d’armes grâce notamment à l’exportation de sous-marins, de chars d’assaut et autres engins blindés.

En 2009, la Turquie a signé un contrat lui donnant le droit de licence pour six sous-marins allemands de la classe U214 d’une valeur de deux milliards d’euros. Au cours des cinq dernières années, la Grèce a elle aussi passé d’importantes commandes à l’Allemagne ainsi qu’à plusieurs autres pays. Malgré son budget hautement déficitaire, Athènes se classe même parmi les cinq premiers importateurs mondiaux d’armements.

BLOQUONS L’ECONOMIE

Dans le précédent bulletin figurait une série de questions posées par des militants impliqués dans le mouvement pour les retraites qui s’interrogeaient sur la signification réelle de ce blocage et sur les politiques de l’intersyndicale dans ce mouvement. Un camarade d’un port de mer nous a fait parvenir ce texte paru dans un hebdomadaire d’information sur tout ce qui concerne la mer.Le Marin du groupe de presse Ouest France du 29 octobre 2010, que nous reproduisons intégralement ci-après :

PETROLE:DES IMPORTATIONS QUI ONT CONTROUNE LES RAFFINERIES

Ce cadre de l’industrie pétrolière résume le sentiment de malaise qui règne chez les raffineurs : » Ce conflit est douloureux pour nous. Il est en train de démontrer que nous sommes inutiles et que le pays n’a pas besoin de nous. On tombe de haut »

Car, malgré douze raffineries à l’arrêt durant une dizaine de jours etr les deux principaux terminaux d’importations de brut (Fos-Lavera et la Cim au Havre) toujours bloqués, le carburant continue de couler dans une majorité de pompes à travers le pays. Notamment dans les stations marseillaises, aux portes du plus grand complexe de raffinage français.

Les dirigeants du grand port maritime de Marseille-Fos sont eux-aussi contraints de constater que le France peut en partie se passer de l’un des plus grands ports pétroliers du monde. Un constat inquiétant pour l’avenir. »Nous espérons que les schémas logistiques mis en place depuis un mois ne se ferons pas durablement à notre détriment » glisse un portuaire marseillais. Car, même si beaucoup d’industriels sont très pénalisés(par exemple le chimiste Arkema, la logistique de remplacement mise en place pour approvisionner la France en carburant à grand coup d’importations s’est avérée sacrément efficace.

LA FRANCE APPROVISIONNEE PAR LES DEPÖTS CÖTIERS

Alors que 80 pétroliers sont en rade à Marseille-Fos et 16 au Havre, d’autres ont pris le chemin de nombreux dépôts côtiers « De Dunkerque à Bordeaux en passant par Rouen, Port-la-Nouvelle et Sète-Frontignan, les dépôts permettent à la France d’être approvisionnée depuis la zoner RA (Anvers — Rotterdam—Amsterdam), l’Europe du Sud et la Russie » explique Yves Le Goff de l’Union française des industries pétrolières.

A Bordeaux, les docks de pétrole d’Ambés, le deuxième dépôt de produits pétroliers raffinés en France (hors raffineries après Fos reçoivent ainsi depuis quelques semaines 100% de produits pétroliers importés « Alors que le trafic se partage habituellement avec les raffineries françaises » explique Patrick Moatti, le président de DPA dont Total est l’actionnaire majoritaire . Y a-t-il pour autant plus de navires qui déchargent aux deux appontements du bec d’Ambés ? Le flux de spétroliers—une centaine en temps normal– est soutenu mais c’est en aval que ça se complique. ». Quand un produit rentre, il faut d’abord le sortir détaille Patrick Moatti. Notre logistique d’expédition est essentiellement routière et à l’échelle d’un navire, il faut beaucoup de camions citernes »

DPA en fait sortir actuellement plus de 500 par jour, le maximum de ses capacités. » Ce qui bloque, c’est le manque de camions disponibles. Car, quand on les fait rouler plus loin, ils ne peuvent pas réaliser plusieurs rotations dans la journée et sortent moins de produits . Le système se sature lui-même, c’est arithmétique »

« UNE PERFORMANCE INCROYABLE »

A Rouen, le grand dépôt Rubis Terminal du Grand-Quevilly, traditionnellement orienté vers le gas-oil que la France importe depuis des années en masse faute de capacité de raffinage suffisante tourne aussi à plein pour approvisionner la Normandie tourne lui aussi à plein pour approvisionner la Normandie et la région parisienne en super. Une nouvelle logistique à la demande des filiales pétrolières de la grande distribution (Distridyn pour Casino et Cora, Carfuel pour Carrefour,Siplec pour Leclerc, Pétrole et dérivés pour Intermarché et Petrovex pour Auchan) qui affrètent ensemble des pétroliers pour faire la navette depuis la zone ARA.

Le délégué général de l’Union des importateurs indépendants pétroliers qui regroupe ces sociétés de la grande distribution (qui approvisionnent 4 800 des 12 300 stations service françaises) a appelé à faire comprendre aux Français la performance incroyable en train de se dérouler sous leurs yeux sur le plan de la logistique pétrolière »

« La fermeture des douze raffineries a entraîné une réorganisation de cette logistique avec des inversions de flux, des relocalisations des stocks de réserve, explique Alexandre de Benoist. Nous attirons l’attention du raffinage français sur le fait que des circuits sont en train de s’établir actuellement, à l’importation. Nous apprenons à nous passer de lui. »

Les grévistes des raffineries semblent avoir entendu le coup de semonce : la plupart des sites—dernier en date Total La Mède mercredi 27– ont repris le travail ces derniers jours . Mais avec la grève des terminaux de Fos et du Havre, les raffineries n’ont plus beaucoup de brut à raffiner.
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Dans le mouvement contre la réforme des retraites, il a semblé que tant l’intersyndicale que l’ensemble de ceux qui appelaient et tentaient d’agir distinctement pour des actions élargies et plus radicales avaient mis de grands espoirs dans la grève des raffineries et le blocage du trafic pétrolier. La lecture du texte ci-dessus, tout comme les questions posées par un militant syndical que nous avons évoquées er reproduites amènent à poser d’autres questions auxquelles chacun d’entre nous peut réfléchir :

N’y a-t-il pas eu de la part de l’intersyndicale une stratégie définie à l’avance consistant à intégrer les « marginalités actives » et à polariser leur intervention sur des points précis et contrôlés ( les raffineries) alors que l’ensemble patronat-distribution-gouvernement mettait en place tout un réseau d’approvisionnement parallèle.

Ce réseau d’approvisionnement empruntait des ports et dépôts pétroliers dont personne n’a parlé au cours du mouvement, surtout pas notamment la CGT qui regroupe l’ensemble des travailleurs des ports et docks, aurait pu faire l’objet d’actions concertées de la part de tous ceux qui dans toute la France exprimaient ,notamment dans la participation aux manifestations leur détermination. Il n’en a rien été : black out d’un côté, ignorance de l’autre ?

Il ne suffit pas de lancer des slogans du style « bloquons l’économie » et d ’amorcer des blocages sporadiques et plus symboliques qu’effectifs si l’on manifeste tant de naïveté et d’inexpérience tant dans la connaissance des structures du système, de ses possibilités de réponses pas seulement répressives mais surtout économiques et du rôle de nuisance que les syndicats peuvent jouer eu égard à tout mouvement tendant à échapper à leur contrôle légal et effectif des relations de travail.

Solidarité ponctuelle

Belgique -27/10/2010 -Des dépôts pétroliers de Total bloqués dans le sud près de la frontière française à Felny, à Tertre, mais seulement quelques heures à l’appel du syndicat socialiste Setca qui a constaté que le trafic de camions citernes avait augmenté de plus de 10% à destination de la France

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Pour répondre aux obligations légales

Le responsable de publication, H. Simon

Les luttes se multipliant dans le monde à la fois dans les pays industrialisés que dans les pays pauvres, avec bien sûr des caractères différents, il est impossible de les citer toutes dans ces quelques pages et ce qui est mentionné dans ce bulletin n’est qu’un aperçu quelque peu arbitraire de situations diverses.

Ceux que ce bulletin intéresse peuvent y participer

d’abord en faisant parvenir des informations sur les luttes dont ils auraient connaissance si possible en en résumant brièvement les caractères essentiels

En donnant leur avis sur la forme, le contenu et sur une participation pratique éventuelle à la confection de ce bulletin

Toute correspondance à l’adresse figurant en tête ou par mail à : echanges.mouvement@laposte.net

Appel renouvelé ( voir précédent bulletin)

Toujours des difficultés matérielles quant à l’impression.

Jusqu’au numéro de juillet, nous avions eu la possibilité, (depuis plus de dix années) d’utiliser un canal spécifique qui ne nous coûtait rien ce qui nous donnait la possibilité de prendre à notre charge les frais d’expédition.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, indépendante de notre volonté et hors de tout conflit politique, ce qui signifie que nous devons trouver une solution. En dehors d’opportunités provisoires

Il serait bien aventureux de penser qu’une solution identique à ce dont nous avons bénéficié jusqu’à présent (l’impression gratuite) puisse être retrouvée dans l’immédiat. Mais on cherche quand même des bonnes volontés éventuelles ou tout au moins des solutions d’impression off set à bas coût.. Nous cherchons d’autres possibilité pour réduire les coûts et conserver éventuellement le tirage assuré jusqu’à présent

Nous n’avons jamais lancé d’appel mais, dans la présente situation, si les quelque 150 camarades qui reçoivent des envois groupés, de 5 à plus de 100 exemplaires pour diffusion pouvaient envoyer quelques euros (timbres, billet ou chèque) lors de la réception de chaque parution, toute cette question de phynance deviendrait supportable et nous permettrait de continuer. Nous remercions ceux qui ont répondu à notre appel, parfois largement mais de petits ruisseaux renouvelés seraient plus une garantie de continuité.