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A propos d’un livre de Bruno Gaccio et Dieudonné : « Peut-on tout dire ? »

jeudi 29 juillet 2010, par Yves

Editions Mordicus, 10,90 euros, 2010

Après nous avoir raconté ses mésaventures pour trouver une personnalité connue qui accepte d’accoler son nom à celui de Dieudonné – l’ami de Jean-Marie Le Pen, du curé intégriste et antisémite Laguérie (1), du nationaliste fascisant Alain Soral, du raciste Semi Keba, et des « révisionnistes » (traduire : négationnistes) Serge Thion et Robert Faurisson –, l’éditeur Robert Ménard (ex-pape de Reporters sans frontières et désormais animateur d’un talk show sur la chaîne d’infos i télé) nous « offre » un bien curieux cadeau, au nom de la « liberté d’expression » qu’il prétend défendre avec le préfacier (ex-maoïste) Philippe Gavi : un livre où Dieudonné nous prend pour des imbéciles et des ignorants, et où Bruno Gaccio (ex-écrivain des sketchs des « Guignols de l’info » sur la chaîne Canal Plus, mais aussi de Patrick Timsitt et quelques autres comiques) ne sait pas dire grand-chose en dehors de répéter (tout comme Ménard) une phrase que Voltaire n’a jamais écrite ni prononcée, même si elle ne trahit pas sa pensée : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire librement. »

Commençons par Bruno Gaccio : comparant, en bon comptable aux idées courtes, 400 ans de traite négrière et 3 ans de « Shoah » (terme signifiant « catastrophe », auquel nous préférons celui de « judéocide »), l’ex-manager des Guignols dévoile le peu de consistance de sa réflexion sur des sujets aussi graves que les conséquences meurtrières de l’esclavage et celles de l’extermination des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Il prétend que « la communauté mondiale » se serait mise « d’accord pour dénoncer le racisme d’Hitler » en seulement six ans – réduisant le judéocide, le système totalitaire nazi, l’invasion de toute l’Europe et de la Russie par les armées allemandes à un simple problème de mauvais sentiments : « le racisme d’Hitler ».

Même si l’on réduit, de façon caricaturale, le nazisme au « racisme » et à la « folie » d’un seul individu (Hitler), et si l’on croit que l’antisémitisme serait unanimement condamné par la « communauté mondiale » depuis un demi-siècle, on se demande alors pourquoi il existe encore des négationnistes ; pourquoi on vandalise de synagogues, agresse des Juifs encore au XXIe siècle en Europe, quand on ne les torture pas pour les tuer, comme ce fut le cas d’Ilan Halimi ; on se demande pourquoi le président iranien Ahmadinejad tient régulièrement des propos antisémites ; pourquoi le « Protocole des Sages de Sion » est un best-seller dans les pays arabo-musulmans ; pourquoi l’Eglise catholique a mis 20 siècles pour commencer à admettre ses responsabilités dans l’antijudaïsme et donc dans l’antisémitisme ; pourquoi des millions de bibles circulent en Amérique latine avec des commentaires hostiles au judaïsme et aux juifs ; ou pourquoi la classe politique française a attendu 1995 (Chirac) et 1997 (Jospin) pour reconnaître la responsabilité du régime de Vichy dans l’extermination des juifs vivant en France), etc.

Visiblement Gaccio ne connaît rien à l’histoire de l’antisémitisme ni à celle de la traite négrière (dénoncée par Montaigne, Montesquieu et Voltaire, même si aucun d’entre d’eux ne fut un militant anti-esclavagiste, au sens moderne du terme).

Non seulement il compare des phénomènes historiques qui ne sont pas comparables, mais il rejoint la légion des individus douteux qui comparent le sort des Africains emmenés en esclavage et celui des Juifs, en se fondant sur des arguments comptables. On peut les résumer ainsi : « Les Européens ont tué 50 millions d’esclaves en quatre siècles [chiffre faux et de surcroît indémontrable, Y.C.], puis 6 millions de Juifs en 3 ans. Or les livres d’histoire européens et américains, les médias, les films, les séries télévisées, etc. accordent mille fois plus de place aux 6 millions de victimes juives qu’aux 50 millions de victimes africaines. Cherchez l’erreur... »

Et quand je reproduis ce « raisonnement », je ne me fais l’écho que de la version la plus modérée de ces comparaisons comptables. (Il convient de mentionner une des sources du chiffre de 50 millions d’esclaves tués, chiffre qui fait partie de la culture de la gauche radicale. Le programme en 10 points du Black Panther Party, qui n’avait rien d’antisémite et fut écrit en 1966, mentionne en effet : "Les nazis tuèrent 6 millions de Juifs. Les racistes américains ont pris part au massacre de plus de 50 millions de Noirs").

Celles que l’on trouve sur Internet, ou dans les conversations de bistrot, sont beaucoup plus trash. Cela va de « 6 millions, est-on vraiment sûr qu’il y en ait eu autant ? Les historiens ont-ils correctement travaillé sur cette question » version à laquelle fait hypocritement écho Dieudonné (« pourquoi ne pas organiser un débat, aussi insoutenable soit-il, inviter les négationnistes sur un plateau pour qu’ils expliquent à la face du monde comment ils peuvent nier un holocauste avéré plutôt que de les criminaliser ? * ») aux assertions fantaisistes sur les « négriers juifs » (que mentionne Dieudonné sans que son interlocuteur – Ménard ? Gavi ? – lui demande des comptes).

* (Dieudonné ne fait que reprendre ici un des leitmotiv de son pote Faurisson qui écrit dans son recueil "Ecrits révisionnistes 1974-1988", page 46 : "Les révisionnistes ont cent fois proposé à leurs adversaires un débat public sur le génocide, les chambres à gaz et les six millions. Les organisations juives se sont dérobées à cette proposition. La preuve est maintenant faite qu’elles ne l’accepteront pas.")

Le judéocide nazi est un phénomène historique spécifique, que l’on ne peut comparer mécaniquement à l’esclavage et aux traites négrières (africaines, orientales et occidentales) qui ont fait des millions de victimes, elles aussi, en se fondant sur des données uniquement comptables.

De même l’antisémitisme (successivement l’antijudaïsme chrétien, puis l’antisémitisme racial et enfin certaines formes – pas toutes, heureusement – d’« antisionisme » actuelles) est un phénomène particulier.

Le racisme contre les Africains, les Antillais et les Afro-Américains est un autre fléau de l’humanité que l’on ne peut assimiler ni comparer hâtivement au premier, et qui se décompose lui-même en plusieurs types de racisme « anti-Noirs » différents.

L’antisémitisme n’est ni moins ni plus condamnable que le racisme des Blancs contre les Noirs. Ce sont des phénomènes aux causes différentes, à moins de tout ranger dans la même catégorie morale (d’où les expressions idiotes comme le « racisme antijeunes ») ou sous la rubrique des « phobies », terme encore plus vague, d’où ces expressions psychologisantes comme « homophobie », « islamophobie », « judéophobie », qui ne devraient pas avoir leur place dans les raisonnements des historiens tant elles sont floues.

On doit bien sûr condamner, dénoncer, combattre toutes les formes de discriminations, en expliquer les causes, etc. En même temps, rien ne sert de construire une échelle des priorités dans l’indignation, la dénonciation, ou l’horreur.

Si l’on commence à vouloir raisonner sur ce terrain-là, comme le fait Gaccio, on sert la soupe à Dieudonné et ses prétendues naïvetés. D’ailleurs Gaccio tient le même langage que Dieudonné quand il déclare : « Je sais bien que, sous la couette de l’antisionisme, dort souvent un antisémite. Mais, du coup, on ne peut plus parler de la politique israélienne dans les territoires occupés, qui est quand même une politique de répression indigne. »

Vous avez bien lu, en France, selon Gaccio, « ON NE PEUT PLUS PARLER de la politique israélienne dans les territoires occupés » ! De là, à affirmer, comme Blanrue que la politique française est dictée par les « sionistes » (traduire les juifs), il n’y a qu’un pas, que franchissent allégrement les Dieudonné, Soral, et autres Faurisson.

Gaccio tient le même langage que Dieudonné quand il écrit « force est de constater que 800 000 victimes tuées parce qu’elles appartiennent à une ethnie particulière pèsent moins lourd dans la balance que les 6 millions exterminées pendant la Seconde Guerre mondiale pour les mêmes raisons ».

Le nazisme et l’antisémitisme allemands n’ont rien à voir avec l’idéologie et les pratiques des génocidaires rwandais, sauf à affirmer, comme Pierre Dac, que "Tout est dans tout et réciproquement." Ce sont des missionnaires belges, surtout des Pères blancs, d’origine flamande, qui théorisèrent la supériorité des Tutsis, considérés comme une aristocratie féodale d’origine éthiopienne ou égyptienne, puis parièrent sur les Hutus pour former une élite politique à la botte du pouvoir colonial, créant ainsi les bases de profondes divisions "ethniques".

Mais surtout, et c’est beaucoup plus grave, Gaccio se garde bien d’attaquer les gouvernements français, l’armée française qui ont laissé faire le génocide rwandais. Il préfère lâchement en remettre une couche sur l’instrumentalisation du judéocide - par qui donc ?

Il a le culot d’écrire, au mépris de la vérité la plus élémentaire : « Il n’y a pas la même liberté pour parler de la souffrance de la traite négrière et celle de la Shoah. » Tout comme à propos des « territoires occupés » par Israël, Gaccio ne nous donne aucune précision sur ce prétendu manque de liberté.

Il préfère nous servir une guimauve sentimentale inepte : « Or, quelle que soit la cause, souffrir, c’est souffrir. » On appréciera la profondeur de la pensée gachiesque, complétée par cette phrase inoubliable, digne d’un sermon de curé : « ils ont souffert et cette souffrance est universelle, elle nous appartient à tous ». Gaccio devrait postuler auprès du pape, pour lui écrire ses discours, il aurait sûrement du succès.

Et il embraye sur deux perles dieudonnesques, cette fois : « il y a des racismes plus universels que d’autres (…) Les Noirs sont inférieurs aux Blancs, on peut les vendre comme des marchandises (…) c’est plus grave dans l’expression du racisme qu’un fou qui clame qu’il va mettre tous les juifs dans un four et qui est contesté au moment où il le dit ». La science historique gachiesque est stupéfiante : ainsi Hitler aurait affirmé publiquement qu’il allait gazer tous les Juifs dans des « fours » et en plus tous ses contemporains le savaient et l’auraient « dénoncé » à l’époque !

De telles affirmations sont consternantes...même venant d’un prétendu « autodidacte » (je connais des dizaines d’autodidactes qui disent moins de conneries !).

Passons maintenant aux propos du copain de Le Pen et Thion dans ce livre.

Soyons clairs : il nous semble dégueulasse que Dieudonné ait été victime d’agressions physiques à plusieurs reprises, ainsi que ses enfants (une fois, mais une fois de trop), sans que cela ait suscité une réprobation générale. Il a donc parfaitement raison de comparer le vacarme médiatique organisé autour des mésaventures d’Arthur (comique et producteur d’émissions de télévision médiocres), et le silence qui a entouré les agressions dont il a été victime.

Allons même plus loin. On peut, comme le font Gaccio et Dieudonné, penser qu’il vaudrait mieux que l’expression du racisme, de l’antisémitisme, du négationnisme, soit parfaitement libre, pour mieux pouvoir démasquer leurs partisans. Mais une fois que l’on a dit cela, il faut en tirer les conséquences, et ne pas rester sur le terrain de généralités pseudo voltairiennes.

Si l’on ne veut plus que l’Etat légifère sur ces questions, il ne faudra pas non plus s’étonner que ceux qui se sentent à juste titre insultés par des propos racistes ou antisémites passent à l’action eux-mêmes, si l’Etat adopte une attitude neutre face à l’expression publique de la haine raciale. Dans les années 70, la Ligue communiste fut interdite parce qu’elle attaqua manu militari un meeting d’Occident, lourdement protégé par la police. On suppose donc que Dieudonné et Gaccio auraient condamné l’action de la LC…

Lorsqu’un commando de la LDJ (Ligue de défense juive) saccagea la librairie Résistances qui diffusait un livre douteux de Paul-Eric Blanrue (« Sarkozy et les Juifs », publié par Oser dire, l’éditeur belge de l’Israélien négationniste Israël Shamir), toute l’extrême gauche et la gauche locales s’indignèrent aux côtés de John Bastardi Dumont, avocat de... Faurisson. Bastardi Dumont prit la parole devant cette librairie « de gauche » sans que personne ne pipe mot, à commencer par les dirigeants de CAPJPO-Europalestine, propriétaires de ce haut lieu de "l’antisionisme".

On suppose que Dieudonné et Gaccio étaient également opposés à l’action de la LDJ au nom du respect... de la liberté d’expression.

Mais l’action de militants d’extrême gauche qui veulent interdire la tenue d’un meeting fasciste doit-elle être mise sur le même plan que celle d’un commando d’extrémistes de droite juifs qui, pour compliquer l’affaire, veulent empêcher la vente d’un livre antisémite dans une librairie « antisioniste » ?

Voilà des questions complexes, mais concrètes, sur lesquelles il aurait été intéressant de se pencher dans un livre sur la « liberté d’expression ».

Si l’on est vraiment un partisan de la liberté totale d’expression, comme Bruno Gaccio et Dieudonné affirment l’être, il faut aussi prévoir que cela entraînera des actions musclées pour faire interdire par la force l’expression de ce que la loi n’interdira pas. Ou alors se contenter d’organiser des sit-in pacifiques et de brandir des pancartes exprimant son indignation polie devant un quarteron de fascistes, protégés par leur SO musclé et agressif et un cordon de flics.

Or ni Gaccio ni Dieudonné ne nous expliquent leur position à ce sujet...

Ce qui montre à quel point le titre du livre n’est qu’un piètre prétexte publicitaire pour un éditeur peu regardant et non l’annonce d’une réflexion utile sur un problème très complexe, et à propos duquel toute prise de position a des conséquences compliquées à maîtriser.

En ce qui concerne l’interview de Dieudonné, on ne peut que constater l’incompétence de l’interviewer (Gavi ? Ménard ?).

En effet, quand Dieudonné déclare à propos de Serge Thion : « Il est négationniste, lui ? Je ne connais pas ses écrits »), il se fout du monde. Serge Thion est un ami de Pierre Guillaume, et depuis « La Vieille Taupe » n° 2 (1979). Depuis plus de trente ans (1), il est notoire que ces deux individus nient l’existence du judéocide et des chambres à gaz. Il suffit d’ailleurs d’aller sur Internet, de taper le nom de Serge Thion et de consulter ses sites, ses écrits publics. On découvre aussi à quelles crapules il s’est associé, comme par exemple Wilhelm Stäglich, dont il publia la traduction en 1980 du « Mythe d’Auschwitz ». Officier de la Luftwaffe pendant la Seconde Guerre mondiale, Stäglich exerça les fonctions de juge financier quelques années après 1945 et était membre du parti néo-nazi NPD…

L’intervieweur de Dieudonné montre aussi son incompétence, quand il laisse celui-ci expliquer qu’il est athée. Tout comme lui, Gaccio gobe tous les bobards que lui raconte le propriétaire du Théâtre de la Main d’or : « Je ne suis pas antisémite, je suis antireligieux, je n’aime ni les chrétiens, ni les musulmans ni les juifs. » C’est le même qui déclare qu’il a « vu une lumière dans le Christ », que celui-ci a été « crucifié », etc. Un athée, ou même un agnostique, ne tiendrait pas de tels propos et ne ferait jamais baptiser sa fille à l’âge de deux ans : il laisserait celle-ci décider de son chemin toute seule, et attendre au moins qu’elle ait atteint une certaine maturité et puisse exercer sa liberté de choix. Et l’intervieweur anonyme ne relève même pas ces propos incohérents (ce baptême serait également une « œuvre humoristique », une « performance artistique, un tour de magie ») et ces mensonges grossiers.

Quand Dieudonné affirme que « pour les Noirs de l’Afrique du Sud, l’apartheid a fait autant de morts que l’Allemagne nazie », Ménard (ou Gavi ?) ne relève même pas qu’il compare l’apartheid non seulement avec l’extermination des Juifs, ce qui est déjà absurde, mais avec les conséquences des interventions des armées allemandes dans toute l’Europe...

Pratiquer une discrimination barbare accompagnée d’une répression politique sans pitié contre tous ses opposants, ce n’est pas la même chose qu’un génocide. Ce sont deux phénomènes politiques qui relèvent de la barbarie capitaliste mais ne sont pas interchangeables et assimilables l’un à l’autre, même s’ils sont tous deux mortifères.

Dieudonné mentionne deux fois l’UJPP (organisation qui n’existe pas – il s’agit en fait de l’UJFP, Union juive française pour la paix) et prétend qu’il s’agit d’une organisation « juive » alors que sa charte affirme qu’elle « accepte des membres juifs et non juifs ». L’éditeur et l’intervieweur laissent donc Dieudonné raconter n’importe quoi sur des points de « détail » comme sur des questions historiques fondamentales, sans même vérifier l’exactitude de ses propos.

Loin de « parler de liberté », comme le prétend la quatrième de couverture, ce livre permet à Dieudonné de diffuser sa propagande antisémite à peine voilée contre les « milliardaires juifs », la « communauté sioniste » (sioniste étant un terme codé pour juif), de cracher sa bile raciste contre Polanski qui « appartient à cette caste de sionistes qui brandissent systématiquement la carte de la Shoah pour passer devant tout le monde » contrairement au « petit Juif » qui, lui, « irait en prison comme tout le monde » sans que l’éditeur ne dénonce son langage hypocrite pour ce qu’il est : le vieil antisémitisme chrétien combiné à une des versions antisémites modernes de l’antisionisme.

Ce livre médiocre permet seulement à un éditeur peu scrupuleux de faire connaître sa toute nouvelle maison par un petit coup médiatique en posant une fausse question, sans demander à ses interlocuteurs d’y répondre sérieusement, sans les faire dialoguer entre eux (ce qui est quand même un comble quand on voit la couverture délibérément ambiguë du livre) et en se donnant à bon compte et sans risque le visage d’un défenseur de la liberté d’expression.

Triste époque que celle qui permet à quatre guignols (Gavi, Ménard, Gaccio et Dieudonné) de se cacher derrière un beau principe en évitant les questions essentielles...

Y.C., juillet 2010

(À paraître dans « Ni patrie ni frontières » n° 30-31)

1. Dans Le Monde du 18/09/2007 on peut lire :« Au cours d’un débat contradictoire (…) l’abbé Laguérie (…) a déclaré à propos des camps de concentration nazis : (…) " Tout le flot de haine qui est dirigé contre Jean-Marie Le Pen est suscité, organisé, par la grande banque juive qui tient la France en dictature depuis quarante-cinq ans (...). D’ailleurs, les thèses des professeurs Roques et Faurisson sont parfaitement scientifiques." »

2. Le livre de Serge Thion « Vérité historique ou vérité politique ? Le dossier de l’affaire Faurisson La question des chambres à gaz » est consultable gratuitement sur Internet. Si les éditions Mordicus avaient fait correctement leur travail, elles auraient pu se rendre compte que Dieudonné est un menteur patenté. Cet ouvrage fut « édité à l’enseigne de La Vieille Taupe, avec la participation et sous la responsabilité de Jacob Assous, Denis Authier, Jean-Gabriel Cohn-Bendit, Maurice Di Scuillo, Jean-Luc Redlinski, Gabor Tamàs Rittersporn et Serge Thion » indique la couverture. À notre connaissance, sur les huit compères, au moins deux d’entre eux, Authier et Cohn-Bendit (le frère de l’actuel Charlot vert), prirent leurs distances avec les « révisionnistes ».

PS. Sur Dieudonné et les rapports entre les comiques et l’antiracisme, on pourra lire sur ce site l’article suivant " Les comiques « antiracistes » sur-médiatisés renforcent les préjugés qu’ils prétendent combattre" 183