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Quelques questions à propos de "La chasse aux enfants"

mercredi 28 octobre 2009, par Yves

La chasse aux enfants, L’effet miroir de l’expulsion des sans-papiers, Miguel Benasayag, Angélique del Rey et des militants de RESF, collection « Sur le vif », La Découverte, 2008, 10 €

Ce petit livre rédigé par un psychanalyste-philosophe, une professeure de philosophie et des militants de RESF part d’une excellente et courageuse intention : dénoncer les effets délétères de la chasse aux enfants de sans-papiers non seulement sur les personnes directement touchées (les enfants et leur famille) mais aussi sur leurs copains de classe, leurs enseignants, les parents d’élèves, leurs voisins, et même plus généralement sur toute la société française.

Les auteurs (1) font un certain nombre de constats évidents pour des militants, mais qu’il est bon de répéter dans un livre destiné au « grand public » :

– les menaces d’arrestation et les arrestations, les conditions de séjour dans les commissariats et les centres de rétention, les procédures d’expulsion, et enfin les expulsions elles-mêmes ont de graves effets traumatisants sur les sans-papiers (adultes et enfants),

– le « pouvoir » (on remarquera que, pour les auteurs, ce pouvoir n’a qu’une seule couleur – celle de la droite – car le livre est muet sur la politique de la gauche et ne mentionne même pas les lois Chevènement) qui se targue d’agir dans l’ « intérêt des familles » (argument invoqué à chaque fois devant le tribunal administratif) viole les droits les plus élémentaires des personnes. Il utilise la peur et la répression comme une arme de dissuasion à la fois contre les sans-papiers mais aussi contre ceux qui les soutiennent,

– ceux qui réagissent contre ces expulsions ont un rôle de salubrité publique pour le corps social, pour la vie en commun de tous les habitants du territoire français.

En dehors de ses trois constatations fondamentales, l’ouvrage reproduit un certain nombre de témoignages, trop brefs malheureusement, de personnes engagées dans RESF et éclaire bien leurs motivations individuelles et, dans une certaine mesure, collectives.

Les concepts « psy » sont-ils utiles pour l’analyse sociale ?

Si le contenu de ce livre s’était borné à ces éléments, il ne soulèverait pas la moindre critique. Malheureusement, les auteurs tiennent à employer un vocabulaire psy pour soutenir leur démonstration. Ainsi Bennassayag écrit dans un autre texte : « Le sens profond de l’effet miroir est que, de façon générale, ce qui arrive à certains membres de la société concerne tout le monde. C’est pourquoi, dès lors qu’il devient conscient, l’effet miroir implique que ce qui arrive à d’autres soit perçu comme quelque chose qui n’arrive pas qu’aux autres, mais aussi à soi. On se sent « concerné » et c’est alors que les représentations sont susceptibles de changer (ce changement est cependant loin d’être systématique). Car là où on avait tendance à croire que les autres étaient « autres », séparés de soi, voilà que l’on découvre que l’on partage une réalité commune. Et c’est précisément cette réalité commune qui nous engage ; nul n’est bien sûr « forcé » de s’engager, mais si on le fait, cela aura été par une sorte de glissement existentiel. La naissance et la propagation de RESF manifeste, pour la plupart de ses membres, ce moment d’émergence ».

En clair, et en peu de mots, quand on est concerné, solidaire, on défend aussi sa propre peau. Pas vraiment une nouveauté renversante !

Autant la psychothérapie et la psychanalyse peuvent être utiles pour certains individus (et inutiles, voire destructeurs, pour d’autres), autant l’apport psy dans l’analyse sociale et historique globale est fort maigre jusqu’ici. Les explications « psy » ont une portée singulièrement limitée quand elles prétendent expliquer les grands événements historiques.

Enfin, on peut et doit s’interroger sur la façon dont les psys sont désormais utilisés, des tremblements de terre, en passant par les accidents de la route, les émeutes, les cyclones ou les attentats, pour suppléer aux carences des services publics et de l’Etat. Les psys véritablement critiques vis-à-vis de la société capitaliste (une bonne partie d’entre eux ne sont que les remplaçants, dans les sociétés occidentales, des curés et des pasteurs : des types ou des nanas sympas qui vous écoutent et vous conseillent de prendre les maux sociaux en patience, et de vous concentrer sur votre petite personne sans avoir la moindre capacité de vous « guérir » car, de toute façon, c’est à vous de faire le boulot) doivent se sentir bien seuls…

En dehors des trois constats ci-dessus mentionnés, que n’importe quelle personne ayant l’esprit critique peut établir sans avoir recours aux concepts « psy », les auteurs ne nous démontrent pas en quoi leur qualité « scientifique » de psy nous aiderait à mieux comprendre les problèmes des enfants sans-papiers ou les problèmes plus généraux provoqués par l’accroissement du fichage et du flicage des enfants et des adultes en France et en Europe.

Les auteurs isolent tellement la question des sans-papiers des autres questions sociales qu’ils ratent l’essentiel, le « tableau général ». La construction de la personnalité d’un enfant ne se réduit pas à ses seuls rapports avec les enfants sans-papiers. Les causes de traumatisme, de mise à l’écart, de séparation, de deuil (symbolique ou réel), pour un enfant, sont multiples.

Grandir c’est mourir un peu.

La première séparation douloureuse, après celle de l’accouchement, est celle de l’entrée en crèche, mais elle est suivie de bien d’autres : celle de l’école primaire, puis du collège, voire du lycée. L’enfant puis l’adolescent perd complètement de vue beaucoup de bons copains, voire des amis ou amies intimes au cours de son « intégration » dans ces structures éducatives successives. Ses parents parfois se séparent (un enfant sur deux), perdent leur boulot, ce qui les amène à déménager dans un quartier éloigné, quand ce n’est pas une autre ville. L’enfant perd parfois l’un de ses parents, un frère, une sœur, un grand-parent, une tante, un oncle, un cousin germain.

Et dans la vie scolaire rien n’est rose : certains enfants ne sont jamais invités aux anniversaires, aux fêtes, et donc encore moins dans les résidences secondaires des plus fortunés pendant les vacances scolaires. Certains sont plus ou moins discrètement mis à l’écart, voire boycottés, en raison de leur handicap physique (bégaiement, boîtement), de leur personnalité « collante », de leur nom (antisémitisme, racisme anti-Arabes), de leur couleur de peau, de leur origine sociale ou nationale, de leur religion, voire simplement de leur style vestimentaire ou de leur acné ! Certains sont victimes de brimades, de harcèlement moral ou physique de la part de leurs camarades. Certains n’ont jamais de copains ou de copines de l’autre sexe, etc.

Réduire donc la question des traumatismes de l’enfance et de l’adolescence uniquement à l’expulsion des enfants de sans-papiers est donc très insuffisant.

Pourquoi les auteurs ont-ils fait ce choix ? Certainement pas par ignorance, puisque, dans leur pratique professionnelle quotidienne, ils sont confrontés aux phénomènes décrits ci-dessus et parfaitement capables d’en rendre compte et de faire des analyses subtiles à ce sujet. Malheureusement, ils ont sans doute cru politiquement efficace de se concentrer uniquement sur les traumatismes provoqués par les expulsions et le climat de peur instauré par la police et l’administration françaises, pour mieux souligner le caractère irréversible des traumatismes ainsi créés pour les enfants et leur entourage.

Or, cet argument (juste) ne convaincra que les convaincus car toute personne ayant des enfants, ou les côtoyant au quotidien, sait que la construction de la personnalité d’un enfant et d’un ado est un long processus douloureux, où les différences sociales, les discriminations en tout genre, la structure hiérarchique et élitiste de l’Ecole, et les difficultés psychologiques et familiales frappent tout autant les enfants que la seule question de la « chasse aux enfants » de sans-papiers.

De l’inconvénient de « tordre le bâton » dans un seul sens.

On se retrouve ici devant un problème fréquent en politique : si l’on veut par exemple sensibiliser les gens aux discriminations contre les Africains et les Antillais en France, il faut le faire de telle façon que nos interlocuteurs comprennent que nous ne nous désintéressons pas complètement du sort des millions de « Gaulois » qui vivent en dessous du SMIC, qui sont mal logés et ont des boulots de merde, quand ils ne sont pas chômeurs ou SDF. Si l’on ne tient pas les deux bouts du raisonnement, on provoque l’effet inverse à celui désiré. Plutôt que la solidarité, on déclenche une réaction de rejet.

Curieusement, les auteurs qui semblent vouloir prendre leurs distances avec le simplisme et le dogmatisme des organisations de gauche et d’extrême gauche traditionnelles, à force de « tordre le bâton » dans un sens, font preuve, dans ce livre, du même simplisme, de la même vision partielle et unilatérale, même si c’est certainement pour des raisons « pédagogiques » qu’ils ont fait ce choix.

Les seuls défenseurs de « la vie » ?

Les auteurs se réclament à plusieurs reprises de la défense de « la vie ». On retrouve d’ailleurs ce concept chez d’autres individus critiques comme les situationnistes, les écologistes, et même certains autonomes ou libertaires. Cette expression (la défense de la vie) repose sur une opposition politique artificielle. D’un côté, il y aurait les défenseurs de la vie et de l’autre quoi ? Les défenseurs de la mort ? La « défense de la vie », pas plus que l’empathie ou la solidarité, n’est le monopole des gens de gauche ou « anti pouvoir ». Se présenter en seuls défenseurs de la vie n’est pas plus convaincant que le discours des révolutionnaires qui prétendent être les seuls à pouvoir empêcher l’avènement de la barbarie ou des écologistes qui prétendent sauver la planète.

Un remède miracle ?

Le troisième problème de ce livre est son contenu politique. Cet ouvrage est tout à fait dans l’air du temps. Il critique de façon allusive les travers des organisations politiques traditionnelles de gauche et d’extrême gauche et fait l’apologie du Réseau (en l’occurrence le Réseau Education sans frontières). On remarquera que l’idée de Réseau est très populaire au sein d’ATTAC et qu’elle a donné naissance, dans ce dernier cas, à une structure encore moins démocratique qu’un parti régi par le centralisme démocratique puisque ses instances ne sont même pas élues mais cooptées ! Ou qu’elle a été populaire au sein d’Action contre le chômage et a abouti à l’exclusion d’une bonne partie des individus les plus militants.

Dans La chasse aux enfants, la notion de Réseau est adoptée sans le moindre esprit critique, comme s’il s’agissait d’une solution miracle. Les auteurs nous servent quelques belles phrases, mais elles cachent un vide de la pensée critique (la nôtre), ou plutôt un trou noir, qui nous affectent tous, surtout ceux d’entre nous qui avons un passé militant et avons eu (ou partageons encore) des illusions sur le modèle d’organisation social-démocrate, léniniste, stalinien, maoïste ou trotskyste, et sommes à la recherche d’un nouveau modèle… ou tout simplement avons renoncé à cette quête.

Le Réseau est certainement un bon palliatif mais il n’est certainement pas LA solution pour nous débarrasser de l’exploitation capitaliste dans toutes ses dimensions. On m’objectera que ce n’est pas la fonction du RESF. Mais comparer, comme le font les auteurs, les solutions mises en avant par les partis ou organisations d’extrême gauche à l’absence de programme du Réseau n’a pas grand sens, puisque justement les terrains d’action et de réflexion ne sont pas les mêmes. En se livrant à une description enthousiaste du Réseau Education sans frontières, les auteurs ne prennent aucune distance vis-à-vis de leur objet.

Richard est le seul (en quelques lignes) à manifester son scepticisme par rapport au refus de « structuration » (2), mais l’ouvrage ne nous présente pas les éléments du débat, comme s’il était déjà réglé, tranché. Il ne fait que l’effleurer tout en prenant parti, ce qui n’est pas un mode d’exposition très clair et transparent… Pour ceux qui sont extérieurs au Réseau ou pour les nouveaux adhérents, le consensus idéologique au sein de RESF semble miraculeusement coïncider avec celui des auteurs, mais qu’en est-il exactement ?

Les débats sur la façon de structurer un mouvement social durent depuis un siècle et demi. Il est curieux que les auteurs fassent comme si une seule voix s’était élevée depuis 150 ans, celle des constructeurs d’appareils et de bureaucraties, comme si les anarchistes, les libertaires et les conseillistes ne tentaient pas depuis des dizaines d’années d’apporter des solutions et des réflexions à ce problème. On pourrait d’ailleurs remonter encore plus loin d’ailleurs dans le temps, puisque la question du mandat impératif est encore plus vieille, comme en témoigne le récent ouvrage de P. H. Zaidman.

Les spécialistes des sciences sociales sont-ils les bienvenus ?

Les auteurs souhaitent qu’une grande enquête dotée de moyens financiers conséquents soit menée pour mieux mesurer les traumatismes causés par la chasse aux enfants. On peut s’interroger sur la fonction de telles enquêtes. Les camarades de De Fabel van de illegaal qui mènent le combat pour la défense des sans-papiers depuis 18 ans en Hollande refusent systématiquement d’aider les sociologues ou les spécialistes des sciences sociales qui veulent les interviewer ou interviewer des sans-papiers à leurs permanences. Ils considèrent en effet que ces enquêtes ne peuvent qu’aider l’Etat à mieux cerner les points faibles des sans-papiers et de leurs soutiens.

Il est dommage que les auteurs de ce livre ne se soient pas au moins posés la question. Que l’Etat finance des chercheurs pour mieux assurer le contrôle social sur la population, c’est le choix du « pouvoir ». Mais devons-nous l’y encourager ? Pour ne prendre qu’un exemple récent, quand on compare d’un côté, les dizaines de livres et de colloques qu’ont suscités les « émeutes » de novembre 2005 (sans parler des ouvrages et débats savants sur la « politique de la ville » qui durent depuis trente ans), et de l’autre les mesures concrètes prises dans les quartiers populaires, on ne peut qu’éprouver le plus grand scepticisme sur l’efficacité de la production des spécialistes des sciences sociales pour influencer la réalité politique et le combat social.

Un énorme soufflé qui se dégonflera à la première régularisation massive ?

Dernière question, et non des moindres : dans sa préface, Stephane Hessel, affirme : « En régularisant la majorité (c’est nous qui soulignons, Y.C.) de ceux qui ont dû emprunter des voies irrégulières pour s’installer, mais qui ont fait preuve de leur insertion dans l’économie, (…) nous donnerons à nos voisins européens (…) le seul exemple acceptable pour une politique européenne compatible avec les principes fondateurs de l’Union ».

Et dans le texte lui-même Richard reprend à peu près la même idée quand il pronostique que « L’avenir du réseau dépend évidemment de l’évolution de la politique du gouvernement. Si nous obtenons une régularisation d’ampleur, le RESF aura atteint ses objectifs et n’aura plus de raison d’être (…) ».

Le propos central du livre est remis de fait en cause par de telles affirmations : si la chasse aux enfants, et de façon plus générale, la chasse aux sans-papiers est génératrice de traumatismes graves pour les individus concernés et même pour toute la société française comme l’affirment (justement) les auteurs, suffira-t-il d’une simple régularisation massive (qui sera suivie évidemment par un nouvel afflux de sans-papiers) pour que le combat de RESF s’effondre et que le Réseau se transforme en un groupuscule impuissant ?

Si c’est effectivement ce que pensent les auteurs, alors cela ne valait pas la peine de tresser tant de louanges à la forme Réseau et à tout le potentiel créatif que cette forme d’organisation sait mobiliser. S’il ne s’agit que d’un phénomène passager, à la merci d’une mesure démagogique gouvernementale, alors la société française et les sociétés européennes sont bien malades, et ce n’est pas le Réseau qui leur fournira des « anticorps » durables, pour reprendre la métaphore des auteurs.

Ce livre aurait gagné à aborder moins de sujets complexes et à être écrit dans un langage plus simple, plus direct, moins encombré de références pour initiés (notamment une citation de Gilles Deleuze dont la pertinence et l’intérêt m’échappent). Si les auteurs avaient au moins mentionné dans un chapitre la complexité des problèmes personnels et sociaux avec lesquels les enfants (de sans-papiers ou pas) doivent se débattre, leur ouvrage aurait été plus efficace et surtout plus convaincant pour ceux qui hésitent encore à s’engager parce que la « situation économique est complexe », parce que « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde », ou tout simplement parce qu’ils n’ont pas envie de vivre aux côtés de personnes originaires d’autres coins de la planète.

Y.C.

12/08/2008

Notes

1. En lisant ce livre on ne comprend pas bien qui sont les auteurs : tous ceux dont le nom est mentionné, seulement certains, les auteurs plus le Groupe de réflexion sur l’effet miroir, ou seulement ceux dont les noms sont mentionnés en couverture : Michel Benasayag et Angélique del Rey ? J’ai donc choisi l’expression passe-partout « les auteurs » sans savoir qui exactement peut être concerné par mes critiques.

2. La notion de « structuration » elle-même n’est pas précisée : s’agit-il de créer une association bureaucratique comme le MRAP ou SOS Racisme, une fédération de groupes hétérogènes comme la Fédération anarchiste, un Réseau avec une base idéologique comme la CNT-AIT, un Réseau altermondialiste (au fonctionnement antidémocratique) comme ATTAC, un organisme régi par le centralisme démocratique avec des tendances et des fractions ? Mystère.

Cet article a suscité la réaction d’un internaute qui trouve que ma remarque ironique sur les « défenseurs de la vie » esquive une discussion importante – ce que je reconnais bien volontiers. Nous reproduisons donc son texte et espérons revenir sur ces questions dans un prochain numéro.

La lutte et le vivant

Il me semble avoir plus souvent rencontré le concept "du vivant" chez ces compagnons divers et variés, entre autres en réponse non pas au concept de mort, mais à celui de destruction et négation du vivant (réification). "Le vivant" permet effectivement d’intégrer une dimension écologique au côté des préoccupations sociales et humaines. La préservation des écosystèmes n’est plus ainsi, à mon avis, une sphère de lutte séparée des luttes économiques et sociales. En l’occurrence cela permet de rompre avec l’idée, idiote il me semble, mais encore présente chez certains individus en lutte aujourd’hui, que l’on pourrait autogérer, par des conseils ouvriers notamment, le système de production, de distribution et de consommation tel qu’il est actuellement. Je pense que contrairement à ce que tu supposes, on peut envisager la défense du vivant par opposition aux pourvoyeurs de mort et d’exploitation du vivant, et non l’opposer aux risibles "défenseurs de mort". L’expression "défense de la vie" me semble confusionniste car le terme "vie" peut être employé dans différents contextes. S’il s’agit de "la vie" actuelle, quotidienne, avec son lot d’exploitation, d’aliénation et de déni du vivant, alors évidemment ces défenseurs sont aussi à combattre. En somme défendre le vivant ok, mais pour quelle vie ?

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