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Le temps des bouffons gaullo-gauchistes

jeudi 30 octobre 2008, par Yves

Déjà la Coordination nationale des sans-papiers s’était fendue d’un communiqué lamentable lors de la mort de cette canaille réactionnaire de Jean-Paul II. Après la papophilie, voilà la gaullophilie de gauche qui sévit.

Voilà qu’une autre organisation qui prétend défendre les sans-papiers, SOS sans papiers, se met à glorifier une autre canaille : De Gaulle, celui qui, avec l’aide du Parti communiste français a empêché les travailleurs de renverser la bourgeoisie française à la Libération, celui qui mena la sanglante guerre d’Algérie, celui qui fut le grand architecte de la Françafrique et du néocolonialisme français, celui qui parqua les travailleurs immigrés dans des bidonvilles, celui qui réprima les luttes ouvrières et paysannes de 1958 à 1969, etc.

SOS Sans Papiers s’était déjà fendue d’un communiqué ridicule qui "salu(ait) le courage et la lucidité de M. Etienne Pinte, de l’UMP, remettant en cause les accusations de son gouvernement visant à criminaliser les associations de soutien aux sans-papiers".

Le courage et la lucidité du sieur Pinte, fallait la trouver, cette stupidité-là !!! Cet homme « courageux » et « lucide », selon SOS Sans Papiers, a voté contre le PaCS, contre la réforme de l’IVG et de la contraception du 5/12/2000, contre contre la prise en charge de l’IVG par la Sécurité sociale en 1982 et contre la reconduction de la loi Veil en 1979.

Un groupe de bouffons de SOS Sans Papiers veut se rendre au « 38 quai henri 4, métro Sully-Morland à 15 heures le 2 novembre au pied de la plaque posée par le Général de Gaulle afin de relire son appel contre l’oubli et l’ingratitude pour dénoncer la tenue à Vichy de la conférence internationale sur l’intégration de Hortefeux et Sarkozy » Et d’ajouter : « Non, monsieur Hortefeux, les symboles qui font la France d’aujourd’hui ne sont pas à Vichy, mais à Colombey-les-Deux-Eglises. A l’heure où ce gouvernement cherche à brouiller les symboles en réhabilitant Vichy (soi-disant la ville), nous pensons, nous que c’est l’héritage de la Résistance qui doit être mis en avant. »

SOS Sans papiers marche ainsi (sans le savoir ?) sur les traces d’un gaullo-maoiste célèbre Maurice Clavel qui organisa la mise en place d’une banderole en hommage aux « anciennes et nouvelles victimes du fascisme » au mont Valérien le 18 juin 1970 par des membres de la Gauche Prolétarienne, lui-même et trois autres résistants célèbres, Jacques Debu-Bridel, Vladimir Jankélévitch et Jean Cassou. Comme quoi l’Histoire se répète, mais cette fois ce sont deux farces qui se succèdent...

En dehors du fait (élémentaire) que le combat militaire et politique de la Résistance (nationaliste bourgeoise) contre l’armée d’occupation allemande et le régime de Vichy n’a rien à voir avec le combat contre le gouvernement actuel (ceux qui adoptent la pose de « nouveaux résistants » ne prennent aucun risque physique comparable à ceux courus par les résistants staliniens ou gaullistes ; par contre, il est probable que leur projet politique soit exactement le même que celui de leur Nouvelle Idole : préserver la dictature du Capital au sein des frontières de la Nation française, le tout en usant d’un langage pseudo radical), le fait que des gens « de gauche » n’aient pas d’autre source d’inspiration politique qu’un militaire catholique d’extrême droite et raciste comme De Gaulle et qu’un politicien UMP homophobe et hostile aux droits des femmes en dit long sur la dégénérescence de la gauche actuelle et son incapacité à défendre le moindre principe politique radical.

Mais après tout pourquoi nous étonner ou nous scandaliser ?

Ces gens-là ne font que reproduire les contorsions idéologiques d’intellos comme Max Gallo, Régis Debray, et autres valets de la nation impérialiste française. Ca commence par la révérence vis-à-vis de De Gaulle et on sait très bien où cela finit…

Par l’acceptation d’une sinécure ou d’une planque quelconque, une ambassade, un poste de directeur de l’Alliance française dans un pays étranger, un poste lucratif dans un ministère, un rapport gouvernemental bien payé, une tribune régulière à la radio ou à la télé, un coup de pouce pour l’édition d’un livre, les possibilités sont illimitées pour ceux qui veulent jouer avec Sarkozy et la droite au jeu de « Plus résistant que moi, tu meurs. »

Et si ces « défenseurs » des sans papiers ne se réfugient pas sous la vareuse du très réactionnaire général (un pléonasme !) de Gaulle par intérêt et par calcul politicien, alors c’est qu’ils sont encore plus bêtes que leur pseudo-« raisonnement » le laisse entendre.

PETIT FLORILEGE RACISTE DU GENERAL DE GAULLE À L’INTENTION DES INNOCENTS OU DES NAIFS

– " Les communistes russes sont des traîtres à la race blanche. Un jour, ils redeviendront solidaires de l’Europe. " (cité par J.R. Tournoux, La Tragédie du Général, Ed. Plon, p 365).

– « Je n’aime pas les youpins"(Cité par André Le Troquer, La parole à Le Troquer, Ed la Table Ronde 1962)

– Au député UNR Dronne, ancien héros de la libération de Paris : " Voulez-vous être bougnoulisés ? Voyons, Dronne ! Donneriez-vous votre fille à marier à un bougnoule ? "(Cité dans J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Ed. Plon 1967) –

– A Léon Delbecque : " Et puis, Delbecque, vous nous voyez mélangés à des Musulmans ? Ce sont des gens différents de nous. Vous nous voyez mariant nos filles avec des Arabes ? " (Cité par J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Ed. Plon 1967) –

– Au général Koenig : " Evidemment, lorsque la monarchie ou l’empire réunissait à la France l’Alsace, la Lorraine, la Franche-Comté, le Roussillon, la Savoie, le pays de Gex ou le Comté de Nice, on restait entre Blancs, entre Européens, entre chrétiens... Si vous allez dans un douar, vous rencontrerez tout juste un ancien sergent de tirailleurs, parlant mal le français ". (Cité par J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Ed. Plon 1967) –

– "Tous ces bicots se chamaillent. Ils aiment les fusils, ils aiment s’en servir. Ils ont la manie de la fantasia"(Cité par J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Ed. Plon 1967) –

– " Les Arabes, ce n’est rien. Jamais on n’a vu des Arabes construire des routes, des barrages, des usines... Ce sont d’habiles politiques. Ils sont habiles comme des mendiants. " (Cité par J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Ed. Plon 1967) –

– " Qu’est-ce que les Arabes ? Les Arabes sont un peuple qui, depuis les jours de Mahomet, n’ont jamais réussi à constituer un Etat... Avez-vous vu une digue construite par les Arabes ? Nulle part. Cela n’existe pas. Les Arabes disent qu’ils ont inventé l’algèbre et construit d’énormes mosquées. Mais ce fut entièrement l’oeuvre des esclaves chrétiens qu’ils avaient capturés... Ce ne furent pas les Arabes eux-mêmes... Ils ne peuvent rien faire seuls."( Cité par Cyrus Sulzberger, Les derniers des géants, Ed. Albin Michel, 1972 ) –

– " Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leur djellabas, vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très intelligents. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se séparent de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber 10 millions de musulmans qui demain seront 20 millions, et après demain 40 ? " (Cité par A. Peyrefitte. C’était de Gaulle. Ed Gallimard, 2000. Propos tenus le 5 mars 1959) –

– " Ils vous intéressent, vous, ces Mohammed et ces Fernandez ? "( Cité par Jacques Isorni, Lui qui les juge, Ed. Flammarion 1961) –

– " Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture greque et latine, et de religion chrétienne. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont les Arabes, les Français sont les Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de Musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisons l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Eglises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! " (Cité par B. Stora, Le transfert d’une mémoire, Ed. La découverte, 1999) –

– " Certains même redoutaient que les juifs, jusqu’alors dispersés, mais- qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, c’est à dire un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, n’en viennent, une fois rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles."( Conférence de presse du 27 novembre 1967 ) –

– " Vous savez, cela suffit comme cela avec vos nègres. Vous me gagnez à la main, alors on ne voit plus qu’eux : il y a des nègres à l’Élysée tous les jours, vous me les faites recevoir, vous me les faites inviter à déjeuner. Je suis entouré de nègres, ici. […] Et puis tout cela n’a aucune espèce d’intérêt ! Foutez-moi la paix avec vos nègres ; je ne veux plus en voir d’ici deux mois, vous entendez ? Plus une audience avant deux mois. Ce n’est pas tellement en raison du temps que cela me prend, bien que ce soit déjà fort ennuyeux, mais cela fait très mauvais effet à l’extérieur : on ne voit que des nègres, tous les jours, à l’Élysée. Et puis je vous assure que c’est sans intérêt. " (Entretiens avec Jacques Foccart, 8 novembre 1968. cité dans ses Mémoires, tome 2.

ET VOILA CE QU’ENTENDENT LIRE LES BOUFFONS GAULLO-GAUCHISTES

On jugera ces paroles démagogiques à l’aune des propos tenus ci-dessus et surtout des actes du Général pendant ces 11 années au pouvoir. En dehors du fait que les soldats "indigènes" étaient loin d’être toujours volontaires pour défendre les intérêts de l’impérialisme français contre les intérêts des autres puissances européennes (intérêts antagoniques qui expliquent les deux guerres mondiales), De Gaulle ne traduisit jamais en actes ce respect qu’il prône dans ce discours vis-à-vis des survivants. Il suffit de savoir que les pensions de retraite ou d’invalidité des troupes "coloniales" étaient, du vivant du Général, 8 à 10 fois inférieures à celles des militaires dits "français". Une telle ignorance et un tel cynisme de la part de SOS Sans papiers montrent bien qu’ils se moquent du monde.

Déclaration du Général de Gaulle le 23 avril 1968, immortalisée sur la
plaque commémorative située face au 38 quai Henri IV à Paris :

" Aux Soldats de la Première Armée Française qui, devant l’Histoire, ont
payé le Prix de la Liberté".

La France pourrait-elle oublier cette Armée venue d’Afrique qui réunissait
les Français libres de la 1ère DFL, les pieds noirs, les goumiers et les
tirailleurs marocains, algériens, tunisiens, sénégalais, les soldats des
territoires d’Outre-mer, les évadés de France par l’Espagne, les anciens de
l’Armée d’Armistice et des Chantiers de Jeunesse.

La France pourrait-elle oublier ces 250 000 hommes auxquels, par la volonté du Général Jean de Lattre de Tassigny, vinrent s’amalgamer aux 150 000 volontaires des Forces Françaises de l’Intérieur.

La France pourrait-elle oublier que cette armée a libéré le tiers de son
territoire et que, sans elle, son chef n’aurait pas été à Berlin le 8 mai
1945 pour signer l’acte de capitulation de l’Allemagne.

Pourrions-nous accepter que nos cimetières où se mêlent par milliers , les
croix chrétiennes, les étoiles juives et les croissants de l’Islam, soient
ensevelis sous l’oubli et l’ingratitude.

Le Souvenir ! C’est pas seulement un pieux hommage rendu aux morts, mais un
ferment toujours à l’œuvre dans les actions des vivants ".
Charles de Gaulle - 23 avril 1968

UN AUTRE MASSACRE COMMIS SOUS DE GAULLE, CELUI DES BAMILEKE

Même si l’orientation idéologique du site Africamaat est totalement réactionnaire parce qu’elle combat l’unité des prolétaires de toutes origines, je ne peux que conseiller à SOS Sans Papiers de réfléchir à l’article suivant.... (Y.C.)

Parmi les grands crimes commis par la France aux quatre coins du globe figure un, sans doute le plus scandaleux, prémédité, planifié et exécuté par le Général de Gaulle au tournant des années 60. En pleine guerre froide, il n’y a pas de camera pour filmer, ni de reporters pour écrire. Entre les chaînes montagneuses du pays BAMILEKE, les chasseurs-bombardiers français se livrent a l’implacable jeu de la mort. Les populations indigènes qu’on massacre ainsi n’ont rien pour se défendre. La situation géographique de la région martyrisée n’arrange fatalement pas les choses.
Le pays BAMILEKE est, a ce moment-la, la seule province camerounaise qui ne partage pas de frontières avec un pays voisin. Il n’y aura pas d’exode vers les frontières, ni de Camps de Réfugiés. Il n’y aura pas de Croix Rouge, ni de Médecins Sans Frontières. Il y a pourtant une sorte d’unanimité et de consensus international sur ce crime. L’ONU, de laquelle la France tient son mandat de Tutelle, restera étrangement muette. La Grande Bretagne, l’autre Mandataire et Alliée de la Première Guerre Mondiale, est de l’autre cote de la montagne, a un vol d’oiseau de Mbouda et de Dschang.
Les va et vient des bombardiers français n’ont certainement pas échappé a la vigilance des services secrets de sa Majesté. Son silence est, sans aucun doute, un acte de solidarité occidentale. Le Vatican, dont on connaît la capacité à fustiger les crimes de cette ampleur, n’en dira pas un seul mot. Pire, les écoles et collèges missionnaires a l’Ouest du Cameroun ont abrite
le corps expéditionnaire français. Il s’agit, peu de gens le savent, de l’un des plus grands génocides de l’histoire de l’Humanité.
Le rayonnement international de la France, qui bénéficie de la Loi du silence de l’ordre blanc mondial, va réussir a étouffer le crime. Aujourd’hui, les jeunes Camerounais sont surpris lorsqu’on leur apprend, de manièreanecdotique hélas, l’histoire de cet effroyable drame. Le Général de Gaulle s’est rendu ainsi coupable d’un deuxième génocide : Le génocide de la Mémoire.
La plupart des Officiers français qui font partie du Corps expéditionnaire sont d’anciens tueurs de la Guerre d’Indochine. Ils ont été recasés au Cameroun, en raison, croit-on savoir, des Accords de Défense Militaires passes entre M. Ahidjo et Charles de Gaulle. Le Cameroun n’est pourtant pas, si l’on se réfère a ces fameux Accords de Défense, sous la menace d’un pays étranger.
Le Ministre de la défense de M. Ahidjo, un certain Sadou Daoudou, - dont le nom devrait entrer dans le registre sinistre des criminels de guerre n’aura pas de mal a convaincre son homologue Français Pierre Guillauma. Jacques Foccart, le Rambo français des tropiques, est favorable a l’extermination massive des BAMILEKE, que des rapports des services de la SDECE - dont ceux d’un certain Jean Lamberton présentent comme une dangereuse menace pour les intérêts Français au Cameroun. Sur place a l’Ouest du pays, dans le champ des opérations, se trouve Andze Tsoungui, ministre aujourd’hui retraite.
Parmi les Officiers du Corps expéditionnaire, figure Max Bardet, Pilote d’hélicoptère. Comme beaucoup d’autres, il a pris une part active aux bombardements. Il a survole et bombarde, avec une cruauté qu’il n’a jamais niée, le pays BAMILEKE. Voici un témoignage édifiant qu’il a fait en 1988 dans un livre intitule OK Cargo. Bardet sait très bien de quoi il parle.
Voici sa déclaration : " En deux ans, de 1962 a 1964, l’armée régulière a complètement ravage le pays BAMILEKE. Ils ont massacre de 300 000 a 400 000 personnes. Un vrai génocide. Ils ont pratiquement anéanti la race. Sagaies contre armes automatiques, les BAMILEKE n’avaient aucune chance(.) Les villages avaient été rasés, un peu comme Atilla " Bardet prononce bien les mots génocide, race anéantie, villages rasés. un peu comme Atilla. Ces mots funèbres ne sont pas prononces par un profane, mais par un militaire, acteur et témoin d’un crime. La comparaison que cet Officier fait avec Atilla n’est pas fortuite. Pour ceux qui connaissent un peu l’histoire triste de ce petit village martyr du Liban, il est même étonnant qu’il ait eu des survivants a l’ouest du Cameroun. Ce témoignage a lui seul constitue un élément de preuve dont un Tribunal International Spécial devrait un jour tenir compte. Bardet avance le chiffre de trois a quatre cents mille victimes.
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